Greffée d'un rein cancéreux, elle se bat pour une indemnisation

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La rédaction de France-Soir
Publié le 27 juin 2018 - 14:42
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À quelles conditions doit-on pouvoir donner un rein, son cœur ou ses poumons? Comment encadrer les greffes de visage ou de mains? Geste de générosité, le don d'organes pose de lourdes questions éthiqu
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© JEFF PACHOUD / AFP/Archives
La patiente a été greffée d'un rein porteur d'une tumeur cancéreuse.
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En 2007, une femme atteinte d'une insuffisance rénale chronique était greffée d'un rein qui s'avérera porteur d'une tumeur cancéreuse. Onze ans plus tard, elle se bat pour se faire indemniser face à des organismes qui se rejettent la faute.

C'est l'histoire d'une terrible erreur médicale qui a entraîné à cette patiente des souffrances supplémentaires et une possible compensation financière qui peut paraître bien modeste. Selon journal local L'Est républicain, le tribunal administratif de Besançon a suggéré le versement à une jeune femme de la somme de 58.000 euros  pour réparer une grave défaillance: la malheureuse a été greffée d'un rein… cancéreux.

Les faits remontent à 2007. La patiente souffre depuis son enfance d'une insuffisance rénale chronique et reçoit finalement un rein qui devait lui permettre d'améliorer considérablement sa qualité de vie. L'opération, courante, semble être un succès. Mais peu après l'opération, une tumeur cancéreuse est repérée sur le greffon.

La malheureuse doit donc être réopérée pour retirer le rein. Retour à la case départ? Pas tout à fait, la victime de cette erreur médicale doit, en plus de repasser sous dialyse, subir une chimiothérapie. Elle est dirigée vers l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, l'Oniam, pour faire part de sa plainte et recevoir une compensation. Or, l'établissement refuse de recevoir sa doléance, estimant que la responsabilité complète de cette erreur incombe à l'hôpital –en l'occurrence le CHRU de Besançon– qui ne s'est pas assuré de la qualité du greffon. La patiente a décidé de finalement porter l'affaire en justice, attaquant aussi bien l'Oniam que l'hôpital et exigeant à chacun une somme avoisinant les 235.000 euros.

Voir aussi - Greffe de trachée: réussite française après le fiasco tragique d'un chirurgien italien

Le rapporteur du tribunal administratif a considéré que l'hôpital n'avait pas manqué à ses devoirs. Le rein a en effet été prélevé sur une patiente atteinte d'un cancer de l'utérus, le rein n'ayant été touché que par propagation. Il estime que seul l'Oniam doit contribuer aux réparations, à un niveau bien éloigné des prétentions de la patiente.

La victime de cet imbroglio a été greffée de nouveau en 2011. Mais 11 ans après les faits, elle n'a toujours rien touché pour compenser financièrement le préjudice. Le tribunal a mis la décision en délibéré.

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