Grenoble: un neurochirurgien se suicide à proximité d'un bloc opératoire

Drame

Grenoble: un neurochirurgien se suicide à proximité d'un bloc opératoire

Publié le :

Vendredi 03 Novembre 2017 - 20:30

Mise à jour :

Vendredi 03 Novembre 2017 - 20:31
Un neurochirurgien a été retrouvé mort jeudi au sein de l'hôpital de Grenoble où il exerçait. Il s'agirait d'un suicide pour des raisons personnelles.
©Gelebart/20Minutes/Sipa
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Le drame endeuille tout le personnel de l'établissement de soins. Un neurochirurgien exerçant au CHU de Grenoble a mis fin à ses jours dans la nuit de mercredi 1er à jeudi 2 au sein même de l’établissement. Son corps a été retrouvé dans un bureau réservé aux infirmiers à proximité d'un bloc opératoire explique Le Dauphiné Libéré. Le cadavre de ce chirurgien spécialiste en neurochirurgie pédiatrique, qui avait travaillé à Necker-Enfants malades (Paris) avant de revenir à Grenoble, a été découvert vers 7 h du matin.

Une seringue contenant un mélange d'insuline et de curare, un puissant poison qui provoque une paralysie des muscles, a été retrouvée à côté du corps du praticien. Les services de la police scientifique ont effectué des constatations et des révélés sur les lieux du drame.

La direction du CHU a fait part, dans un communiqué, du "décès brutal d’un neurochirurgien dans la nuit de mercredi à jeudi survenu dans les blocs opératoires de l’hôpital Michallon". Le médecin était "très apprécié par l’ensemble des équipes et reconnu par les étudiants comme un excellent enseignant", a-elle souligné, parlant de "circonstances tragiques". Le chirurgien travaillait "au sein du pôle Appareil locomoteur, chirurgie réparatrice et organe des sens depuis 2013".

Selon plusieurs sources, le praticien, père de trois enfants, se serait suicidé et il a laissé derrière lui un courrier où il évoque des motifs personnels et non des causes professionnelles à son geste. Une enquête a été ouverte pour comprendre les circonstances de la mort et une autopsie a été pratiquée ce vendredi. Une cellule psychologique a été mise en place pour soutenir le personnel hospitalier. 

Une longue lettre d'adieu a été découverte où le praticien justifie son geste.

Commentaires

-