Grogne des policiers: une manifestation pour leur "désarmement" interdite à Saint-Etienne

Grogne des policiers: une manifestation pour leur "désarmement" interdite à Saint-Etienne

Publié le 21/10/2016 à 17:36 - Mise à jour à 17:50
©John Schults/Reuters
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Une manifestation pour le "désarmement de la police et la démilitarisation des conflits" qui devait avoir lieu samedi à Saint-Etienne a été interdite par le préfet de la Loire. En cause, un "trouble à l'ordre public" en pleine grogne des policiers, ainsi que les habitudes du collectif à l'origine de la mobilisation.

Le timing n'était vraisemblablement pas le bon, du moins de l'avis du préfet de la Loire. Une manifestation qui devait avoir lieu samedi 22 à Saint-Etienne a été interdite ce vendredi, au motif du "trouble à l'ordre public" qu'elle aurait pu constituer.

La raison? Ce rassemblement avait pour thème le "désarmement de la police et la démilitarisation des conflits". Il était organisé par le collectif Désarmons-les, mouvement d'extrême gauche qui juge"le combat contre l’institution policière et ses représentations fondamentales" car "les forces de l’ordre sont le bras armé de l’État et qu’à ce titre elles constituent une milice apolitique, chargée contre rémunération d’imposer par la force la domination de l’Administration (du Pouvoir) sur le peuple".

Le mouvement avait appelé à une manifestation à Saint-Etienne, ville choisie car y sont fabriqués les fusils d'assaut français FAMAS et le fameux Flash-Ball tant critiqué.

Un appel à la mobilisation qui intervient alors que les policiers manifestent depuis plusieurs jours afin de faire connaître leur ras-le-bol suite à plusieurs agressions dont ont été victimes certains de leurs collègues, notamment à Viry-Châtillon au début du mois.

Le préfet a jugé que le trouble à l'ordre public était caractérisé "compte tenu de la mobilisation extrême des forces de l’ordre dans le contexte de l’état d’urgence, de la répétition d’actions violentes, dont certaines particulièrement graves, récemment perpétrées à l’encontre de fonctionnaires de police". Il a également mis en cause le collectif pour les "précédents troubles importants à l’ordre public" qu'il a déjà causé.

Les tensions entre la police et les membres de groupes de ce type ont été ravivées cette année lors des manifestations contre la loi Travail et des incidents qui les ont accompagnées. Les uns dénonçaient la "haine anti-flics", les autres les violences policières.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Les tensions au sujet de la "haine anti-flics" et des violences policières sont très fortes depuis plusieurs mois (image d'illustration).

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