Hautes-Alpes: affrontements entre gendarmes et militants no-borders

Hautes-Alpes: affrontements entre gendarmes et militants no-borders

Publié le :

Lundi 24 Septembre 2018 - 11:30

Mise à jour :

Lundi 24 Septembre 2018 - 11:50
© LOIC VENANCE / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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Des échauffourées entre gendarmes et une centaine d’activistes d'extrême gauche ont éclaté samedi après-midi sans faire de blessé à la frontière franco-italienne, au col de Montgenèvre dans les Hautes-Alpes.

Les échauffourées ont duré près de deux heures. Des affrontements ont opposé samedi 22 dans l'après-midi les forces de l'ordre et une centaine d'activistes No Borders au col de la Montgenèvre dans les Hautes-Alpes en marge d'un rassemblement en faveur des migrants et des réfugiés qui traversent à cette endroit la frontière franco-italienne, qui se déroulait en Italie.

Baptisé "Passamontagna" (passe-montagne), l'événement a regroupé près de 500 personnes, parmi lesquelles une majorité d'Italiens, mais aussi des Français, des Espagnols, des Allemands, des Néerlandais et des Autrichiens.

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Environ 100 à 150 manifestants, "visage masqué pour la plupart d’entre eux", se sont alors livrés à "des violences inacceptables" contre des gendarmes, avec des jets de "pierre tendus avec des frondes", "des fioles d’acide" et l’utilisation "d'explosifs agricoles et artisanaux", a précisé la préfète des Hautes-Alpes dans un communiqué relayé par France 3 Provence. La représentante de l'Etat dans le département a fait savoir qu'elle condamnait "avec la plus grande fermeté" ces violences "inacceptables". Aucun blessé n'est toutefois à déplorer.

Cette manifestation répondait à une action menée la veille par une centaine de militants d'extrême droite de Génération identitaire, agissant dans le cadre du mouvement "Defend Europe". Ces derniers avaient bloqué symboliquement le col frontalier voisin de l'Échelle pour marquer leur hostilité à l'entrée de migrants.

Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Gap concernant les affrontements de samedi, et confiée à la gendarmerie.

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