Incendie d'un abattoir dans l'Ain: les vegans pointés du doigt

Incendie d'un abattoir dans l'Ain: les vegans pointés du doigt

Publié le :

Vendredi 28 Septembre 2018 - 16:05

Mise à jour :

Vendredi 28 Septembre 2018 - 16:09
©Kenzo Tribouillard/AFP
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La rédaction de France-Soir

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Un abattoir de l'Ain a été la proie des flammes dans la nuit de jeudi à vendredi. Le sinistre, qui n'a pas fait de victime (humaine ou animale) apparaît d'origine criminelle. L'enquête débute à peine mais déjà sur les réseaux sociaux, certains n'hésitent pas à pointer du doigt la mouvance vegan.

La piste criminelle ne semble guère faire de doute après l'incendie d'un abattoir situé au Haut-Valromey, dans l'Ain qui eu lieu dans la nuit de jeudi 27 à vendredi 28. Le sinistre s'est déclenché vers une heure et il a fallu près de quatre heures aux pompiers pour le maîtriser.

Rapidement, les premières constatations ont orienté les enquêteurs vers la piste de l'incendie volontaire. Le grillage a en effet été découpé et le feu aurait été déclenché à plusieurs endroits simultanément, rapporte Europe 1.

Les flammes ont touché 3.000 mètres carrés de bâtiment, essentiellement un entrepôt de salaisons, mais aussi des véhicules à proximité. Aucun des animaux qui se trouvaient sur place n'aurait cependant été tué. Les bêtes ont pu être mises à l'abris. Mais l'abattoir ne devrait pas pouvoir fonctionner à nouveau avant huit mois.

La gendarmerie a ouvert une enquête, confiée à la brigade de recherches de Belley. Celle-ci n'avait pas permis de dégager une piste quelques heures seulement après son ouverture, aucune revendication ou inscription n'ayant été découverte. Mais très vite des doigts se sont pointés vers les extrémistes vegans, notamment via les réseaux sociaux.

Voir: Lille - six interpellations après la vandalisation de commerces par des militants vegan

Aucun élément ne permettait ce vendredi d'accréditer cette théorie, mais elle a rapidement émergé dans un contexte marqué par l'opposition entre ces militants et la filière animale. Ces derniers mois, plusieurs boucheries, poissonneries et fromageries avaient été vandalisées, notamment taguées de slogans antispécistes. Un coup de filet avait eu lieu à Lille dans le milieu vegan.

Des actes qui semblent illustrer une radicalisation d'une minorité de militants, mais qui sont sans commune mesure avec l'incendie d'un entrepôt qui marquerait l'atteinte d'un niveau de violence jamais vu. Ces allégations sont donc à prendre avec une grande prudence.

L'incendie volontaire du bien d'autrui est punissable de dix ans d'emprisonnement et de 150.000 euros d'amende. La peine est portée à vingt ans de réclusion criminelle lorsque les faits sont commis en bande organisée.

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Les pompiers auraient constaté plusieurs départs de feu simultané, laissant penser à un incendie volontaire (illustration).


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