Indre: l'instituteur qui enseignait trop la Bible au primaire a finalement été muté

Indre: l'instituteur qui enseignait trop la Bible au primaire a finalement été muté

Publié le :

Vendredi 02 Juin 2017 - 20:20

Mise à jour :

Jeudi 08 Juin 2017 - 11:14
Un professeur des écoles de Malicornay dans l'Indre a été condamné par l'inspection académique de l'Indre à une mutation d'office ce vendredi. En cause une étude de la Bible régulière et répété au primaire.
©Thomas Samson/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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L'affaire court depuis de nombreux mois. Un instituteur de la ville de Malicornay a finalement été condamné ce vendredi 2 à une mutation d'office après son passage devant la commission de discipline de l'inspection académique de l'Indre. Il lui était reproché d'avoir utilisé des extraits de textes religieux en classe, notamment la Bible, de façon régulière et répété.

L'enseignant avait d'ailleurs été dénoncé de manière étrange: une lettre émanant d'un obscur "collectif de parents d'élèves", anonyme, a été adressée à l'inspection académique juste avant les vacances d'hiver. Ce dernier avait diligenté une enquête et a donc décidé de suspendre sans préavis le professeur, une mesure rarissime pour des faits de cette "importance". La classe de 25 élèves qui regroupe les deux niveaux était depuis prise en charge par une remplaçante.

Pour le directeur académique de l'Indre, Pierre-François Gachet, "il n'est pas reproché (à l'enseignant) d'avoir utilisé des textes religieux mais d'avoir dépassé la mesure de ce qui était nécessaire dans le cadre de l'étude du fait religieux". Du côté de l'avocat de l'enseignant, on estime que "c'est une décision sans fondement qui procède de considérations idéologiques". L'instituteur a déposé un référé-suspension devant le tribunal administratif. En attendant, il est autorisé à enseigner de nouveau. Jusqu'à la fin de l'année, il devrait assurer des remplacements.

Le principe de laïcité n'empêche d'ailleurs pas de parler de religion en classe, sous réserve que le dialogue entre l'enseignant et les élèves ne comporte aucune dimension de prosélytisme. Les contours de l'application du principe dans les établissements avaient été redéfinis par une charte en 2013.

Il lui était reproché d'avoir utilisé des extraits de textes religieux en classe, notamment la Bible, de façon régulière et répété.


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