Indre: un restaurateur menacé par des gens du voyage obligé de quitter la région

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Indre: un restaurateur menacé par des gens du voyage obligé de quitter la région

Publié le :

Jeudi 16 Août 2018 - 08:50

Mise à jour :

Jeudi 16 Août 2018 - 08:51
Agressé par des membres de la communauté du voyage dans son restaurant de Gournay, dans l'Indre, Jonathan Léger a été obligé de quitter la région avec sa famille par peur de représailles. Vendredi dernier, il avait refusé de servir de l'alcool à un mineur et une bagarre avait éclaté.
© FRED TANNEAU / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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Face aux menaces Jonathan Léger, 28 ans et gérant d'un bar restaurant de Gournay dans l'Indre, a préféré quitter la région. Vendredi 10, une violente altercation a éclaté dans son établissement avec des membres de la communauté des gens du voyage.

Le gérant du bar avait alors refusé de servir de l'alcool à un jeune mineur, membre de cette communauté. Le ton était alors très rapidement monté et les violences avaient vite éclaté.

"C'était une scène extraordinaire", a expliqué le restaurateur à France Bleu Berry. "Je n'ai jamais vu ça de ma vie, des camions qui sortaient dans tous les sens des personnes qui arrivaient torse nu. Ils criaient et avaient des bâtons, ils ont même arraché des jardinières", s'est-il souvenu.

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Mais le temps que les forces de l'ordre interviennent, des clients ont été blessés. Certains s'étaient d'ailleurs réfugiés dans l'appartement de Jonathan Léger et sa famille. 

Mais si les poliicers ont réussi à calmer la situation, personne n'a été interpellé ce soir là, ce qui a "le plus choqué" Jonathan Léger et sa compagne Lucie.

"C'est ma famille et moi qui avons été obligés de fuir, car le lendemain, ce groupe est revenu en nous menaçant, en nous disant qu'ils allaient brûler le restaurant", a-t-il regretté. Après avoir déposé plainte, le restaurateur sa femme et leurs deux enfants en bas âge se sont "sentis obligés de quitter la région", par peur de représailles.

Après avoir reçu des menaces de mort et au vu de l'état de choc de leurs enfants de six mois et deux ans, ils ont fermé leur établissement jusqu'à nouvel ordre et sont partis vivre chez des proches ailleurs dans le pays.

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Les policiers qui sont intervenus sur place n'ont procédé à aucune interpellation.

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