Inondations: dernier pic de crue dans l'Essonne, les villes à l'heure du bilan

Inondations: dernier pic de crue dans l'Essonne, les villes à l'heure du bilan

Publié le :

Mardi 07 Juin 2016 - 12:10

Mise à jour :

Mardi 07 Juin 2016 - 12:39
©Kenzo Tribouillard/AFP
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Amandine Zirah

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Au terme d’une semaine d’inondations exceptionnelles, qui ont fait des milliers de sinistrés en France, l'Essonne devrait connaître ce mardi son pic de crue. Les villes de Corbeil-Essonnes et Longjumeau ont été particulièrement touchées par ces intempéries sans précédent. Elle en dressent le bilan pour "FranceSoir".

Alors que l'heure est à la décrue dans certains départements, d'autres en revanche subissent encore la montée des eaux. C'est le cas de l'Essonne qui doit connaître ce mardi 7 son pic de crue au grand dam des riverains et des commerçants. Parmi les villes les plus touchées, on retrouve notamment la commune de Longjumeau. Bien que l'eau ne risque plus d'inonder certains quartiers, les dégâts sont considérables. Au total, une cinquantaine d'entreprises et une vingtaine de commerces de cette ville ont été inondés. Interrogée par FranceSoir sur une éventuelle fermeture de certains commerces, la maire de Longjumeau, Sandrine Gelot, se veut rassurante. "Sur le long terme pour l'instant, les commerçants ne l'envisagent pas". Toutefois, "ça va être compliqué et difficile pour certains dans la mesure où tous leurs ateliers de fabrication étaient au sous-sol. Ça pénalise complètement leur activité. Certains mettront un ou deux mois pour les remettre en état mais la plupart ont des assurances perte d'activité. Ils espèrent donc avoir des indemnisations qui leur permettent d'attendre".

Quant au coût de ces intempéries pour la commune, une première estimation a été faite: 2,8 millions d'euros. Du côté des sinistrés, qui ne peuvent plus avoir accès à leur logement, "la solution de relogement va nécessiter beaucoup de temps. Nous sommes en train de travailler à la fois avec les bailleurs, les contingents villes et je m'apprête à solliciter le contingent préfectoral pour éventuellement pouvoir reloger ces personnes", ajoute l'élue précisant qu'un phénomène de cette ampleur ne s'était jamais produit: "être en barque n'est pas quelque chose qui ne s'était jamais produit. Mais depuis la réalisation de deux bassins hydrauliques en amont et en aval, nous n'avions jamais vu de crue de la sorte. C'était inimaginable".

La ville de Corbeil-Essonnes, où la rivière Essonne se jette dans la Seine, est elle aussi particulièrement exposée. Plusieurs quartiers pourraient se trouver inondés ce mardi, avant que la décrue commence, lentement, en fin de journée. "La crue n'est pas complètement finie. Il peut y avoir quelques débordements dans deux quartiers (Moulin-Galant et Robinson) mais ça ne devrait pas créer des déferlements. Il peut y avoir quelques sinistrés", explique à FranceSoir Pascal Boistel, directeur de cabinet du maire de Corbeil avant d'ajouter: "ce scénario n'était pas connu. Il n'y a pas de précédent. Il a fallu gérer mais là, nous sommes moins en crise. Nous avons fait des cellules d'écoute et d'accompagnement, notamment pour les assurances. Sur l'Essonne précisément, nous sommes probablement en fin de gestion de crise. Nos équipes sont encore présentes sur le terrain. Notre plan de surveillance urbain, qui est très utile, a branché toutes les caméras disponibles pour surveiller ce qui se passe. Il semblerait que nous sommes en train d'atteindre le pic. Mais ce n'est pas un tsunami, c'est une accumulation d'eau".

Les inondations provoquées par la crue exceptionnelle de la Seine et de certains de ses affluents la semaine dernière ont fait quatre morts. De nombreuses habitations ont également été rendues inhabitables par la montée des eaux, obligeant à l'évacuation de milliers de foyers dans les régions Centre et Ile-de-France. Les dégâts, encore difficilement chiffrables, pourraient s'élever à plus d'un milliard d'euros.

 

Le dernier pic de crue est attendu ce mardi dans l'Essonne.


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