Isère: une femme condamnée pour avoir étouffé et congelé son bébé

Isère: une femme condamnée pour avoir étouffé et congelé son bébé

Publié le 31/05/2017 à 12:17 - Mise à jour à 12:32
© Philippe Huguen / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Laetitia Fabaron a été condamnée mardi à cinq ans de prison dont trois avec sursis pour avoir tué son nouveau né. En mai 2012, un déni de grossesse l'avait poussé à étouffer et congeler son bébé, quelques minutes après sa naissance. Elle est retournée dans la prison pour femmes de Lyon-Corbas.

La mère infanticide de la commune de Moirans, en Isère, a été condamnée à cinq ans de prison, dont trois avec sursis, mardi 30 par la cour d'assises de Grenoble. Suite à un déni de grossesse, en mai 2012, Laetitia Fabaron avait étranglé puis caché son bébé dans le congélateur, quelques minutes après sa naissance.

Il a ensuite fallu un an pour que son compagnon, qui n'était pas avec elle au moment de l'accouchement, découvre le petit corps du bébé dans un des tiroirs du congélateur.

"C'était le 14 mai 2012, une violente douleur au ventre m'a réveillée. Je suis allée dans la salle de bain et me suis allongée, tellement j'avais mal. Je me demandais ce qui se passait. Il y avait du sang. Beaucoup de sang. J'étais paniquée, j'avais peur. J'étais seule. Je me suis demandée ce qui sortait de moi, ça ne pouvait pas être un bébé", a expliqué au magazine Elle la jeune femme, mère de deux autres enfants, qui étaient dans sa maison au moment des faits.

Au cœur de ce procès: le déni de grossesse. C'est un phénomène très difficile à comprendre, comme l'a expliqué Laetitia Fabaron: "moi aussi je portais un jugement sévère sur ces femmes dont je découvrais l'histoire dans la rubrique faits divers, je ne les comprenais pas. Comment ne pas s'apercevoir que l'on est enceinte? Ça parait fou. Je suis sûre qu'à l'heure où nous parlons, des femmes sont enceintes de plusieurs mois sans le savoir, que d'autres se sont débarrassées de leur bébé clandestinement sans que personne n'en sache jamais rien. Je ne sais pas ce que l'on peut faire pour éviter ça. Peut-être qu'il faut d'avantage les écouter, ne pas laisser repartir des urgences une femme qui saigne avec juste un Doliprane...", chose qui lui était arrivée juste avant son accouchement.

Aujourd'hui, Laetitia Fabaron a pris conscience de son geste dramatique, "je suis un monstre", et affirme qu'elle s'en voudra "toujours".

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Laetitia Fabaron a écopé d'une peine de cinq ans de prison dont trois avec sursis.

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