Jawad Bendaoud continue de nier son implication et enchaîne les réponses absurdes

Jawad Bendaoud continue de nier son implication et enchaîne les réponses absurdes

Publié le :

Vendredi 26 Janvier 2018 - 19:36

Mise à jour :

Vendredi 26 Janvier 2018 - 19:49
Au troisième jour de son procès (dont il n'est que l'un des trois accusés) Jawad Bendaoud a continué d'enchaîner les réponses les plus étranges, balançant entre colère et absurdité. Au risque d'ailleurs d'occulter le fond sérieux de ce procès où l'homme doit répondre d'une accusation de "recel de malfaiteurs".
©Capture d'écran BFMTV
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La rédaction de FranceSoir.fr

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A entendre les déclarations de l'accusé, on serait partagé entre le rire et la consternation, si l'homme n'était pas jugé pour "recel de malfaiteurs", accusé d'avoir en toute connaissance de cause (ce qu'il nie) logé des terroristes impliqués dans les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis qui ont fait 130 morts (et sept terroristes) et plus de 400 blessés.

Jawad Bendaoud a répondu aux questions lors de la troisième journée de son procès devant le tribunal correctionnel de Paris. Et ses réponses hallucinantes, déclenchant la stupeur par leur manque de cohérence, éclipseraient presque aussi bien la gravité des faits… que les deux autres accusés Mohamed Soumah et Youssef Aït Boulhacen (dont la sœur a été tuée lors de l'assaut du Raid le 18 novembre).

Petit florilège des réponses improbables de l'accusé pour cette seule journée… faisant craindre que la vérité peine à émerger du galimatias de Jawad Bendaoud:

"Je leur achète à manger, y a pas un jour où ils ont pas leurs Granola, leurs Pépito, leurs gâteaux préférés... Mon fils, il m'adore" (quand on l'interroge sur sa vie familiale avec ses enfants).

"Proxénète, c'est un peu lâche comme profession, vous voyez ce que je veux dire? J'ai jamais été un maquereau. J'ai loué des apparts à des prostituées mais je suis pas proxénète".

"Je m’en souviendrai toute ma vie quand il y a eu l’explosion au Stade de France, on était dans le quartier, un pote venait d’acheter la dernière Toyota Yaris, on dansait sur Les Magnolias de Claude François" (sur son emploi du temps le soir des attentats).

Lire aussi: Jawad Bendaoud: "J'aime trop la vie" pour avoir hébergé des jihadistes

"Je suis fini. Je fais quoi dehors? Qui va m'embaucher? J'avais pour projet d'ouvrir un nouveau point de vente de cocaïne. Qui va vouloir s'associer avec moi?".

"Je vais parler avec vous, je vais voir que vous êtes un peu efféminé, je vais me dire que vous êtes homo" (au procureur, pour lui expliquer sa vision d'une personne "suspecte").

Ces phrases étranges, qui provoquaient des rires dans la salle malgré la gravité des faits, n'ont fait que succéder à celle de la veille, tout aussi lunaires, comme son fameux "non mais franchement vous pensez vraiment que si j’avais su que j’avais des terroristes à la maison, je serais rentré tranquillou chez moi comme je l’ai fait ce soir là, petit sandwich Escalope-Boursin et petit film Netflix?"

L'audience a été suspendue peu avant 19h et se poursuivra lundi après-midi. Jawad Bendaoud (et Mohamed Soumah) répondront aux questions de la défense. Le premier devra donc éclairer les juges sur certains éléments, en principe en sa faveur, et répondre à son défenseur maître Nogueras… qui a à plusieurs reprises rappelé son propre client à l'ordre lors de l'audience de ce vendredi 26.

Jawad Bendaoud nie avoir eu connaissance que ses "invités" étaient des terroristes.


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