La "dangerosité" de Jacqueline Sauvage évaluée

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La "dangerosité" de Jacqueline Sauvage évaluée

Publié le :

Lundi 08 Février 2016 - 19:38

Dernière mise à jour :

Lundi 08 Février 2016 - 19:44
Partiellement graciée par François Hollande, Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, a été transférée ce lundi à la prison de Réau en Seine-et-Marne, où sa "dangerosité" sera évaluée. La durée réglementaire de cette évaluation est d'environ six semaines.
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 Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent et graciée "partiellement" par François Hollande, a été transférée ce lundi 8 février à la prison de Réau (Seine-et-Marne), où sa "dangerosité" sera évaluée, a-t-on appris auprès de la direction de l'établissement.

Elle est arrivée dans cet établissement moderne, qui abrite un Centre National d’Évaluation (CNE), à la mi-journée, après avoir quitté le centre pénitentiaire de Saran (Loiret), où elle était incarcérée.

La durée réglementaire de cette procédure d'évaluation est d'au moins six semaines durant lesquelles elle fera l'objet d'une évaluation psychologique et médicale. La commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté, présidée notamment par le préfet du département et un bâtonnier, devra décider ensuite si elle est favorable à sa libération.

Le président François Hollande a accordé le 31 janvier une grâce présidentielle "partielle" à Jacqueline Sauvage, 68 ans, qui pourrait ainsi être libérée dès la mi-avril.

Le président a accordé à Jacqueline Sauvage "une remise gracieuse de sa peine d'emprisonnement de 2 ans et 4 mois ainsi que de l'ensemble de la période de sûreté qu'il lui reste à accomplir". "Cette grâce lui permet de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle", avait précisé la présidence.

Le 3 décembre, la cour d'assises du Loir-et-Cher avait confirmé en appel la condamnation à 10 ans de réclusion de Jacqueline Sauvage, reconnue coupable d'avoir tué son mari de trois coups de fusil dans le dos en 2012, après 47 ans d'enfer conjugal.

 

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

Un collectif de soutien s'était créé pour réclamer la libération de Jacqueline Sauvage.