La petite Maëlys toujours introuvable: "battue citoyenne" et médiums, les ratés des recherches

La petite Maëlys toujours introuvable: "battue citoyenne" et médiums, les ratés des recherches

Publié le 14/09/2017 à 14:33 - Mise à jour à 14:41
© PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Toujours aucune trace de la petite Maëlys ce jeudi, 18 jours après sa disparition. Les enquêteurs commencent à cesser leurs recherches ciblées en l'absence d'éléments nouveaux. Les démarches pour retrouver la fillette n'ont pas eu les résultats espérés et les policiers ont dû composer avec des "auxiliaires" parfois bien encombrants.

L'enquête semble maintenant se diriger vers une nouvelle phase: 18 jours après la disparition de la petite Maëlys, 9 ans, à Pont-de-Beauvoisin (Isère), les fouilles dans les points d'eau et les secteurs accidentés de la région sont quasiment terminées. Après plusieurs jours à inspecter –sonars à l'appui– le lac d'Aiguebelette, les enquêteurs ont décidé de renoncer. Le dernier endroit passé spontanément au crible (c'est-à-dire sans indice particulier autre que la proximité des lieux de la disparition) sera le lac de Romagnieu, à quelques kilomètres de Pont-de-Beauvoisin. Déjà débutées, les fouilles seront reprises vendredi ou lundi.

Ce sont donc presque trois semaines de recherches intensives qui s'achèvent sur un constat d'échec: pas la moindre trace de la petite Maëlys. Les enquêteurs ne sont pas à blâmer –le secteur est immense et Nordahl Lelandais le principal suspect nie totalement être impliqué dans l'affaire– mais cette absence de résultat fait ressortir certaines erreurs, voire "bizarreries" de cette recherche hors norme.

La première fût la "battue citoyenne" du samedi 2 septembre. Tolérée, et même encadrée par les gendarmes, elle a cependant été inefficace. L'initiative a été lancée et reprise sur les réseaux sociaux par un homme qui n'habitait pas dans le secteur (il résidait à Vinay, à une soixantaine de kilomètres de Pont-de-Beauvoisin). Et certains témoignages de propriétés "visitées" lors de cette battue montrent l'amateurisme avec laquelle les gendarmes ont dû composer. "Beaucoup de personnes du groupe venu chez moi ne faisait que regarder légèrement la zone qu'il fouillait. Elles étaient surtout occupées à discuter des éléments sur le suspect (Nordahl Lelandais, qui sera mis en examen le lendemain, NDLR)"  explique un riverain à FranceSoir. "Il y a même une partie marécageuse sur mon terrain, et la plupart des participants de la battue étaient en jeans et en basket, et n'ont bien sûr pas poussé sur cette zone. Ce n'est pas très sérieux…". D'autres sources évoquent des participants certes motivés et animés d'un désir sincère de retrouver l'enfant, mais mal préparés avec des cartes illisibles et des équipes de bénévoles, dont le nombre a dépassé le millier, se chevauchant sur les mêmes zones de recherches.

Depuis, la police et les parents de Maëlys ont indiqué qu'ils ne cautionneraient plus d'initiatives de ce genre.

D'autant que la battue a été parasitée visiblement par l'intervention des médiums qui ont essayé d'orienter les recherches au gré de leurs visions. Le principal organisateur de la battue a d'ailleurs expliqué que l'un des médiums a "dérapé" lors de la battue: "On m'a rapporté que l'un d'eux a forcé la porte d'une propriété privée où il pensait trouver Maëlys. Il a failli en venir aux mains avec le propriétaire".

Ces médiums prennent d'ailleurs une place assez visible dans l'affaire Maëlys en essayant de retrouver selon leurs méthodes la fillette. Une vingtaine d'entre eux se sont d'ailleurs réunis sur un groupe Facebook, selon Le Dauphiné Libéré. Pour l'instant sans résultat. Mais, signe que l'enquête est sensible, les médiums (qui sont déjà intervenus dans des affaires d'enfants disparus comme Estelle Mouzin, sans jamais avoir de résultat) sans être pris au sérieux, sont quand même écoutés. Une source proche de l'enquête rapportée par Francetvinfo explique en effet que face au manque d'indice, l'investigation ne peut ignorer les médiums et pour cause: "On ne peut pas prendre le risque que dans six mois, on trouve un élément déterminant et que quelqu'un dise: +Je l'avais dit aux enquêteurs+". Quitte à faire croire (à tort) que leur appui est une source crédible pour les équipes mobilisées pour faire éclater la vérité.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Les recherches n'ont rien donné après 18 jours.

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