La Salvetat-sur-Agoût: dérive sectaire autour du groupuscule d'extrême-droite "Les Brigandes"

La Salvetat-sur-Agoût: dérive sectaire autour du groupuscule d'extrême-droite "Les Brigandes"

Publié le :

Mercredi 03 Janvier 2018 - 14:53

Mise à jour :

Mercredi 03 Janvier 2018 - 15:02
Le groupe "Les Brigandes" qui revendique des idées racistes et fascistes est installé dans le petit village de la Salvetat-sur-Agoût dans l’Hérault depuis 2015. Le groupuscule présenterait de sérieuses dérives sectaires.
©Capture d'écran YouTube
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La rédaction de FranceSoir.fr

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"Elles sont jeunes, souriantes et masquées. Sur fond de mélodies folk, ces mères de famille chantent des textes complotistes et identitaires". C'est ainsi que Le Parisien décrit le groupuscule d'extrême droite "Les Brigandes" qui réside dans la petite commune de Salvetat dans l'Hérault depuis 2015 perturbant la tranquillité.

Comme le rapporte le journal dans un reportage, une trentaine de personnes, gravitant autour du groupe de musique "Les Brigandes", en référence aux insurgés Vendéens royalistes, créent au sein du village une ambiance délétère. Au sein du village, les habitants dénoncent une "ambiance détestable". "Les habitants se regardent en chiens de faïence. On ne sait plus qui est pro-Brigandes, qui est anti… Ça a ruiné des amitiés", observe l’un d’eux.

En effet, il faut dire que "le groupe cartonne auprès de la fachosphère, l'extrême droite sur le Net, et cumule plus de quatre millions de vues sur YouTube", souligne le Parisien. Sur fond de mélodie lancinante, les jeunes femmes s’en prennent aux juifs, aux journalistes, aux francs-maçons, aux musulmans, aux réfugiés, aux antifascistes ou aux homosexuels et même aux Jésuites dont la pape François en personne.

Derrière le groupuscule d’extrême droite se cache un homme Joël Labruyère, et sa société Barka Productions, bien connus des associations de lutte antisectes. Ce dernier aurait d'ailleurs monté plusieurs autres sectes depuis 1996.

"Cette communauté montre des signes d’emprise chez ses membres", explique Serge Blisko, directeur de la Miviludes, la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Si pour l'instant aucune procédure judiciaire n'est engagée pour demander une dissolution de ce groupe, le journal précise toutefois que la Direction générale de la Sécurité intérieure (DCRI) surveille néanmoins le groupe.

France Bleu Hérault rapporte que Thierry Cazals, une homme lutte contre le groupuscule depuis son installation, a porté plainte contre le groupe pour agression. "La dernière agression contre moi, c’était en pleine matinée, dans l’espace public, près du monument aux morts. Ils m’ont suivi jusqu’à la voiture, m’empêchant de rentrer. Et puis, il y a eu le flot d’insultes", témoigne-t-il.

"Les Brigandes" chantent des textes complotistes et identitaires.


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