Laïcité: un instituteur de l'Indre évoque la Bible à ses élèves, il est suspendu par l'inspection académique

Laïcité: un instituteur de l'Indre évoque la Bible à ses élèves, il est suspendu par l'inspection académique

Publié le :

Jeudi 02 Mars 2017 - 14:38

Mise à jour :

Jeudi 02 Mars 2017 - 14:59
©Thomas Samson/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Un enseignant d'une école primaire de l'Indre a été suspendu (à titre provisoire) après une dénonciation anonyme. Il lui est rapproché d'avoir abordé avec ses élèves des passages de la Bible. Une pratique qui n'est pas formellement interdite, mais fortement encadrée.

Les élus locaux et une partie des parents d'élèves sont perplexes face à l'importance de la sanction. Un instituteur enseignant à des enfants de CM1 et de CM2 à Malicornay dans le département de l'Indre a été suspendu en février dans l'attente d'un conseil disciplinaire qui aura lieu lundi 6 mars. Sa faute? Il a évoqué lors d'un cours plusieurs passages de la Bible, ce qui enfreint le principe de laïcité.

L'enseignant a d'ailleurs été dénoncé de manière étrange: une lettre émanant d'un obscur "collectif de parents d'élèves", anonyme, a été adressée à l'inspection académique juste avant les vacances d'hiver. Ce dernier a diligenté une enquête et a donc décidé de suspendre sans préavis le professeur, une mesure rarissime pour des faits de cette "importance". La classe de 25 élèves qui regroupe les deux niveaux est depuis prise en charge par une remplaçante.

Les élus locaux (l'école regroupe les enfants de quatre communes) et les représentants syndicaux s'indignent contre une telle sévérité. Les partenaires sociaux estimant en effet que si l'instituteur doit éventuellement être "recadré", une telle sévérité n'aurait d'autre but que de faire un "exemple".

L'enquête de l'administration doit surtout établir dans quelles conditions l'instituteur a évoqué les textes sacrés du christianisme ont été abordé en classe. Le principe de laïcité n'empêche d'ailleurs pas de parler de religion en classe, sous réserve que le dialogue entre l'enseignant et les élèves ne comporte aucune dimension de prosélytisme. Les contours de l'application du principe dans les établissements avaient été redéfinis par une charte en 2013.

L'instituteur officiait dans une classe regroupant des CM1 et des CM2.


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