Le directeur d'une école coranique condamné pour avoir rasé et frappé un enfant

Justice

Le directeur d'une école coranique condamné pour avoir rasé et frappé un enfant

Publié le :

Vendredi 09 Mars 2018 - 11:29

Mise à jour :

Vendredi 09 Mars 2018 - 11:37
Le directeur d'une école coranique de Sarcelles dans le Val-d'Oise ainsi que trois animateurs de la ville ont été condamnés par la justice pour avoir molesté un enfant de 12 ans en avril dernier. Motif? Le jeune garçon s'était rendu en cours d'arabe avec les cheveux teints en blond, et s'était fait raser la tête par l'enseignant.
© JACQUES DEMARTHON / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Le directeur d'une école coranique a été condamné à un an de prison dont quatre mois avec sursis et mise à l’épreuve, pour avoir rasé la tête et violemment frappé un adolescent en avril dernier avec trois animateurs de Sarcelles. Ces derniers, dont le propre frère du directeur, ont écopé de peines allant de six à huit mois dont quatre avec sursis, supérieures aux réquisitions.

Motif de cette humiliation: le jeune garçon de 13 ans s'était présenté les cheveux teint en blond et, selon le directeur de l'école coranique, la religion interdit ce type de coiffures. Il a alors décidé de punir l'enfant en lui rasant la tête devant tous ses camarades.

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Voulant se venger, l'adolescent est rentré chez lui puis est revenu plus tard pour jeter des œufs sur la porte du domicile de l'enseignant, qui a alors appelé son beau-père pour lui demander l'autorisation de lui donner une bonne leçon. Ce dernier, absent à l'audience, devait répondre de non-assistance à personne en danger. Parti au Mali, il a été condamné à six mois de prison avec sursis.

Selon Le Parisien, le lendemain l'enseignant a appelé d'autres personnes pour infliger une violente correction à son élève. Le passage à tabac a été particulièrement violent comme l'a expliqué à la barre la victime: "Ils m’ont frappé. Des patates. Des penaltys, témoigne le garçon. Ils écrasaient ma tête. Ils ont vu mon sang et ont recommencé".

Dénonçant une agression "odieuse", relevant selon lui d'un "intégrisme éducatif plus que religieux", Me Christian Gallon, avocat de l'enfant, a fustigé ces "quatre adultes qui ont décidé ce jour-là non pas d'éduquer, mais de maltraiter". Me Frédéric Zajac, qui défendait le directeur, a demandé au tribunal de prononcer des peines de prison aménageable: "On n’est pas sur un problème religieux, mais sur un problème éducatif". En vain.

Le directeur d'une école coranique de Sarcelles dans le Val-d'Oise a été condamné pour complicité de violences sur un enfant de 12 ans.

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