Le Havre: une femme dépose 93 pré-plaintes loufoques, elle se fait interner

Hôpital psychiatrique

Le Havre: une femme dépose 93 pré-plaintes loufoques, elle se fait interner

Publié le :

Lundi 04 Septembre 2017 - 15:58

Mise à jour :

Lundi 04 Septembre 2017 - 16:07
Agée de 30 ans, une femme habitant au Havre (Seine-Maritime) a été placée en garde à vue avant d'être internée samedi en hôpital psychiatrique. Au total, elle aurait rempli en moins de deux mois 93 pré-plaintes au contenu assez loufoque.
©Heinrich-Böll-Stiftung/Flickr
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Une femme habitant au Havre (Seine-Maritime) a été placée en garde à vue avant d'être internée en hôpital psychiatrique samedi 2. En cause: son acharnement envers plusieurs personnes et établissements. Les faits remontent au 29 août dernier. Ce jour-là, une agence bancaire a signalé son cas en portant plainte contre elle. Selon une source judiciaire citée par Normandie-actu, une conseillère aurait reçu 35 mails de sa part, lesquels "faisaient état de menaces caractérisées". Concrètement, la cliente reprochait à la banque de ne pas lui avoir remboursé ses frais bancaires et menaçait même de faire sauter l'agence.

Les services de police ont alors rapidement constaté que cette dernière était déjà dans leur collimateur. En effet, selon leurs dires, elle aurait rempli entre le 25 juin et le 19 août 93 plé-plaintes, lesquelles n'ont jamais été prises au sérieux en raison de leur contenu assez loufoque. Ainsi, toujours selon le quotidien, cette trentenaire avait déjà porté plainte à plusieurs reprises contre sa boulangère car cette dernière ne lui faisait pas crédit. En parallèle, elle a également porté plainte contre "ceux qui ne veulent pas (la) voir faire du sport", contre "les dents jaunes abîmées", "le foot et le judo" et même contre certains artistes français ou leurs chansons.

Charles Aznavour aurait donc été l'une des cibles de cette trentenaire, de même que le tube C'était bien chez Laurette de Michel Delpech. Lors de sa garde à vue, elle aurait raconté aux enquêteurs qu'il s'agissait d'un mensonge: "non, ce n'est pas bien chez Laurette". Et pour justifier toutes ces plaintes, elle a expliqué qu'elle n'avait jamais rien dit dans sa vie et qu'aujourd'hui, les choses avaient changé. "Je dis tout", a-t-elle notamment déclaré.

Suite à quoi, une expertise médicale a été exigée. Elle a été prise en charge samedi 2 par l'hôpital Pierre-Janet.

La jeune femme a été prise en charge le 2 septembre par l'hôpital Pierre-Janet.

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