Le profil type du djihadiste: homme jeune, peu diplômé en emploi précaire... et avec un casier

Le profil type du djihadiste: homme jeune, peu diplômé en emploi précaire... et avec un casier

Publié le :

Mercredi 28 Mars 2018 - 10:33

Mise à jour :

Mercredi 28 Mars 2018 - 10:37
©Reuters
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La rédaction de FranceSoir.fr

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L'Institut français des relations internationales (Ifri) dévoile mercredi le contenu d'une étude sur le profil type du djihadiste depuis 2004. Des données qui font ressortir le portrait d'un homme socialement peu avantagé, souvent originaire du Maghreb et ayant un passé de délinquant.

Un panel de 137 majeurs condamnés, des individus dont les actions s'étalent entre 2004 et 2017. C'est une étude éclairante qui a été réalisée par l'Institut français des relations internationales (Ifri). L'auteur, l'enseignant-chercheur Marc Hecker, a récolté le maximum de données sur les individus de son échantillon pour définir un  "profil type" du djihadiste français dans ses résultats dévoilés ce mercredi 28 par Franceinfo.

Sans grande surprise tout d'abord, le djihadiste agissant en France (69% sont français et 22% sont binationaux) est très majoritairement un homme, relativement jeune. La moyenne d'âge est de 26 ans, et, sur les 137 cas étudiés, seulement six étaient des femmes.

L'étude devient plus éclairante encore sur les profils sociologiques qui, malgré une diversité apparente, fait ressortir des tendances lourdes. Les djihadistes agissant en France sont à 90% issus de familles nombreuses (voir "très nombreuses") et 40% proviennent de quartiers dits "défavorisés".

Lire aussi: Mort du djihadiste français Maxime Hauchard

Côté social, là aussi, le parcours des djihadistes accumule les difficultés: 36% étaient au chômage, 22% en emploi précaire et 32% n'avaient aucun diplôme. En outre, 40% avaient déjà un casier judiciaire, généralement pour des délits mineurs (stupéfiants, escroquerie, vol, délit routier). Le profil du terroriste bien intégré et pouvant se trouver dans toutes les couches sociales, s'il n'est pas faux formellement dans certains cas, reste donc une tendance minoritaire. L'étude n'a cependant pas pu recueillir les données de l'ensemble des 137 condamnés pour ces chiffres.

Enfin, trois quarts des condamnés sont des musulmans "de naissance" (59% ont des parents originaires du Maghreb), contre un quart de convertis. L'étude affirme également que la tendance à la dérive vers le djihadisme est souvent plus longue que la "radicalisation expresse" souvent décrite. Cependant, l'étude de l'Ifri affirme que le niveau moyen de connaissances religieuses tend à baisser actuellement par rapport aux années 2000.

Le profil type du djihadiste dresse un portrait d'un homme en situation sociale précaire.


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