Le psychanalyste qui prescrivait des orgies devant la justice

Qualifié de "gourou"

Le psychanalyste qui prescrivait des orgies devant la justice

Publié le :

Mercredi 21 Octobre 2015 - 14:54

Mise à jour :

Mercredi 21 Octobre 2015 - 15:19
Un psychanalyste de 70 ans est jugé à partir de ce mercredi pour abus de faiblesse. Il aurait convaincu un grand nombre de ses patients d'avoir des relations sexuelles extraconjugales pouvant aller jusqu'à l'orgie. Il reconnaît les faits mais pas d'avoir commis une quelconque infraction.
©Fayolle Pascal/Sipa

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

  
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Ce mercredi s'ouvre à Albertville (Savoie) le procès d'un psychanalyste de 70 ans accusé d'avoir profité de sa position pour persuader certains de ses patients d'avoir des relations sexuelles avec lui ou d'autres, ou encore de lui verser de l'argent.

Les fait se seraient déroulés entre 2007 et 2010, dans le cabinet du psychanalyste à Ugine (Savoie), mais aussi à Cuers (Var). Sans formation ni diplôme, il est qualifié de "gourou" par l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu victimes de sectes (UNADFI) qui a contribué à révéler l'affaire.

Pour arriver à ses fins, l'homme serait parvenu à faire croire à ses patients qu'ils avaient été victimes d'abus sexuels incestueux dans leur jeunesse. Ce qui a entraîné les conséquences qu'on imagine sur leurs relations familiales.

Pour guérir cette blessure, ils devaient assouvir certains fantasmes. Ce qui passait par des rapports sexuels non-protégés, en dehors du couple, voire des pratiques sadomasochistes ou des orgies. Des pratiques qui dans certains cas auraient même "dérivé en torture", selon l'avocate d'une des parties civiles. L'une des victimes aurait dû coucher avec jusqu'à dix hommes par jour.

Ce sont 72 victimes qui ont été identifiées durant l'instruction. Mais seulement 19 se sont constituées partie civile. Le procès pourrait d'ailleurs se tenir à huit-clos pour préserver les victimes.

Parti s'installer en Suisse en infraction de son contrôle judiciaire, l'accusé avait finalement été mis en examen en 2010. Il a reconnu les faits mais juge qu'ils ne constituent pas une infraction pénale: "il exerçait son activité au vu et au su de tout le monde depuis 1996" avance son avocat, cité par Le Parisien. "Certains patients ont été satisfaits de la thérapie. (...) Pour qu'il y ait une infraction, il faut qu'il y ait conscience de la commettre", a-t-il ajouté. Et de rappeler que son client est poursuivi pour abus de faiblesse et non pas escroquerie ni agression sexuelle.

 

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
L'accusé aurait abusé de 72 personnes. Seules 19 se sont constituées partie civile.

Commentaires

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C'est fou, ces thérapeutes qui abusent de leurs patientes et font des dégâts considérables... Ils sont relativement nombreux , si les patientes portent plainte, elles sont rarement écoutées, et les thérapeutes prédateurs continuent leurs agissements. Il s'agit souvent d' hommes manipulateurs, qui ne reconnaissent pas les faits, qui ont une forte emprise sur leur patiente.
J'ai moi même été victime d'un psychiatre parisien.. C'était il y a bien longtemps, il exerce encore , bien qu'il ait fait de nombreuses "victimes". Le Conseil de l'Ordre des Médecins l'avait alors " couvert" et ça c'est odieux pour la victime