Le Puy-en-Velay: des hommes cagoulés saccagent et incendient un lycée

Le Puy-en-Velay: des hommes cagoulés saccagent et incendient un lycée

Publié le :

Vendredi 26 Avril 2019 - 07:36

Mise à jour :

Vendredi 26 Avril 2019 - 07:48
© Bertrand GUAY / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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Jeudi 25 au petit matin, plusieurs hommes ont pénétré dans un lycée professionnel du Puy-en-Velay et ont mis le feu à plusieurs installations. Le proviseur était présent sur les lieux.

Quelles étaient les motivations du commando qui a, pour une raison encore inconnue, sérieusement dégradé l’établissement? Jeudi 25 au petit matin, plusieurs personnes ont en effet pénétré dans les locaux du lycée professionnel jean Monnet au Puy-en-Velay (Haute-Loire) y commettant des dégradations et menaçant le proviseur qui habite sur place, comme le rapporte RTL.

Les faits se sont déroulés vers 5h du matin. Des coups sont assénés à la porte de l’appartement de fonction qui abrite le proviseur et son épouse. Le fonctionnaire ouvre et aperçoit deux individus encagoulés qui tentent de brûler la porte avec un chalumeau. Le proviseur s’enferme chez lui et appelle les forces de l’ordre.

Lorsque la police arrive, les intrus sont partis. Mais ils ont eu le temps de laisser derrière eux un bâtiment saccagé. La cuisine du lycée a été incendiée de même que le réfectoire et une partie du gymnase. Le drame a été évité de peu, l’appartement de fonction du proviseur se trouvant juste au-dessus du réfectoire, l’incendie aurait donc pu se propager, mais il n’en a rien été.

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Les forces de l’ordre ont découvert sur une table des insultes visant Emmanuel Macron. Le message, le jour des faits (le président s’exprimait le soir même lors d’une allocution attendue) et les tentations vécues au Puy-en-Velay (avec l’incendie de la préfecture en décembre dernier) pourraient constituer une piste, celle d’une attaque en lien avec le mouvement des Gilets jaunes. L’enquête f reste cependant encore prudente, les insultes pouvant n’avoir aussi aucun rapport avec le mouvement de grogne, voire être un leurre visant à orienter l’investigation sur une fausse piste. Selon certains témoignages, les assaillants ne seraient pas deux mais trois.

Aucun élève ne se trouvait dans les lieux, l'établissement étant actuellement en période de vacances scolaires.

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