Le syndicat des avocats de France dénonce les conditions d'internement de l'avocat d'Action Directe

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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
Publié le 25 mai 2016 - 22:36
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Une allégorie de la Justice.
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Le syndicat des avocats de France (SAF) a condamné ce mercredi 25 la garde à vue et l'internement en psychiatrie de Bernard Ripert.
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Bernard Ripert, avocat "historique" de l'organisation armée d'extrême gauche Action directe (AD), a été interné d'office en psychiatrie lundi. Le syndicat des avocats de France dénonce ce mercredi les conditions d'internement.

Le syndicat des avocats de France (SAF) a condamné ce mercredi 25 la garde à vue et l'internement en psychiatrie de Bernard Ripert, avocat "historique" d'Action Directe, dénonçant des "conditions qui laissent craindre une instrumentalisation".

"Le SAF dénonce et condamne le traitement auquel notre confrère Bernard Ripert est soumis par ceux-là mêmes qu'il dérange", a martelé le syndicat dans un communiqué, pointant "les conditions de plus en plus inacceptables dans lesquelles la défense doit s'exercer" de façon générale.

Exigeant un "traitement impartial des faits reprochés à Me Ripert", le syndicat réclame "une réforme radicale de la procédure disciplinaire et des conditions dans lesquelles des poursuites peuvent être engagées à l'encontre d’un avocat". "Le SAF ne peut accepter qu'un procureur de la République puisse à la fois se comporter en plaignant, en autorité de poursuite et jeter en pâture à la presse l'honneur et la dignité d'un avocat", a-t-il ajouté.

L'avocat grenoblois Bernard Ripert, 65 ans, a été interné sous contrainte lundi soir en hôpital psychiatrique dans la banlieue de Grenoble après un placement en garde à vue pour "intimidation envers un magistrat". Atteint d'hypertension au cours de sa présentation aux policiers, il a été examiné à l'hôpital par un expert psychiatre, qui a décidé de son internement.

Mardi, il a été transféré dans un autre établissement, à Bassens (Savoie), où il était toujours hospitalisé mercredi. Selon son avocat, Me Julien Durand, deux contre-expertises psychiatriques réalisées depuis l'hospitalisation contrainte de son client contredisent celle à l'issue de la garde à vue de Me Ripert. La préfecture doit maintenant statuer sur la levée éventuelle de la mesure dans la journée de jeudi.

Au sujet de cette dernière, l’Association des avocats pénalistes (Adap) a exprimé mercredi soir dans un communiqué "sa plus grande inquiétude", contestant son "bien-fondé" et fustigeant un "climat actuel de défiance manifeste et répétée des magistrats à l’encontre des avocats".

Lundi, le conseil de l'ordre avait adopté une motion déplorant "les moyens judiciaires exceptionnels et disproportionnés mis en œuvre" dans ce dossier. Le lendemain, une centaine d'avocats s'étaient rassemblés près du palais de justice de Grenoble en soutien à Bernard Ripert.

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