Libération de Cécile Bourgeon, mère de la petite Fiona: le parquet général s'y oppose

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Libération de Cécile Bourgeon, mère de la petite Fiona: le parquet général s'y oppose

Publié le 10/01/2017 à 13:12 - Mise à jour à 13:13
©Thierry Zoccolan/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Dans l'affaire de la mort de la petite Fiona, l'avocat général de la cour d'appel de Riom a réclamé le maintien en détention de Cécile Bourgeon, la mère de la victime ce mardi. La décision a été mise en délibéré au mercredi 11 janvier.

Pour ses avocats, elle doit sortir. Mais parce que l'affaire n'est "pas encore élucidée", le parquet général a réclamé, ce mardi 10, le maintien en détention de la mère de Fiona avant son procès en appel pour la mort de sa fille en 2013 à Clermont-Ferrand. La chambre de l'instruction de la cour d'appel du Puy-de-Dôme rendra sa décision mercredi à 11H00. "Je ne sais pas, si demain Madame Bourgeon est libre, ce qu'elle fera. Je n'ai pas envie qu'on vienne souiller une nouvelle fois la scène de crime. La mise en liberté peut porter atteinte à une recherche éventuelle" du corps de Fiona qui n'a jamais été retrouvé, a estimé l'avocat général, Raphaël Sanesi de Gentile.

Le magistrat, qui dit se détacher du "qu'en dira-t-on et de l'opinion publique", craint également pour la sécurité de la jeune femme dont l'acquittement partiel, en novembre, avait suscité des manifestations d'indignation populaire au sortir de la cour d'assises du Puy-de-Dôme.

Le 26 novembre à Riom, Cécile Bourgeon avait été acquittée du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur sa fille de cinq ans, tandis que son ancien compagnon Berkane Makhlouf était, lui, condamné à 20 ans de réclusion pour ces mêmes faits. La cour avait condamné la mère à cinq ans de prison pour quatre délits, notamment "non-assistance à personne en danger" et "dénonciation de crime imaginaire" pour avoir monté le scénario de sa disparition dans un parc de Clermont-Ferrand, le 12 mai 2013.

Expliquant avoir reçu des "messages d'insatisfaction" après ce verdict, l'avocat général, qui avait requis 30 ans de réclusion pour les deux accusés aux assises, redoute du "harcèlement, une éventuelle agression". "Va-t-elle s'enfermer, fermer les volets, se cloîtrer pour se protéger ?" Ne pas la libérer est "dans l'intérêt de tous et celui de Cécile Bourgeon", a conclu le représentant du parquet général, qui a fait appel du jugement après le procès.

Les avocats de Cécile Bourgeon estiment au contraire que leur cliente, détenue depuis l'automne 2013 et qui a donc déjà purgé plus des deux-tiers de sa condamnation, doit sortir et que, compte tenu de sa détention provisoire et des aménagements de peine, elle est libérable dès le 23 janvier. "Cécile Bourgeon n'est pas en détention provisoire criminelle mais se retrouve (à tort) dans la situation antérieure au procès" du fait de l'appel, a plaidé Me Renaud Portejoie.

Son maintien en détention pour des raisons de protection ? C'est "un aveu de faiblesse et d'impuissance de l’institution judiciaire", a renchéri le conseil car au vu de la décision de la cour d'assises et de son jury populaire, "c'est le souhait du peuple français que Cécile Bourgeon retrouve sa liberté fin janvier 2017". Devant la presse, le père de Fiona, Nicolas Chafoulais, a pour sa part prévenu de sa "colère" si la justice décidait de libérer son ancienne compagne. "Cinq ans pour avoir tué sa fille, c'est quand même léger. Sa place est en prison, ce n'est pas dehors", a-t-il dit.

Il craint par ailleurs que son ancienne compagne décide de revoir sa deuxième fille dont il a la charge, alors que la justice l'a déchue de son autorité parentale. Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, dont le procès en novembre n'a pas permis de faire toute la lumière sur la mort de Fiona, seront rejugés en appel dans une autre juridiction, et à une date qui n'a pas encore été fixée.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP


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Le parquet général a réclamé, ce mardi 10, le maintien en détention de la mère de Fiona avant son procès en appel pour la mort de sa fille en 2013 à Clermont-Ferrand.

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