Lille: le pédophile attirait les enfants dans sa boutique, un opticien jugé pour avoir imposé des "jeux pervers" à ses victimes

Lille: le pédophile attirait les enfants dans sa boutique, un opticien jugé pour avoir imposé des "jeux pervers" à ses victimes

Publié le :

Jeudi 11 Mai 2017 - 10:27

Mise à jour :

Jeudi 11 Mai 2017 - 10:38
© DIMITAR DILKOFF / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Thomas Wulles, 41 ans, opticien gérant un magasin dans le centre de Lille, est jugé jusqu'à vendredi à Douai notamment pour le viol de deux enfants dans l'arrière-boutique de son commerce. Il avait attiré les deux jeunes avec des jeux vidéos, avant de leur faire subir des sévices sexuels.

Pour l'accusé, qui admet les faits, il a commis ces actes atroces motivé par "une espèce de pulsion" et une attirance pour les enfants qu'il a "depuis toujours", le tout surmonté d'une consommation massive de cannabis, de psychotropes et d'alcool. Thomas Wulles, un opticien lillois de 41 ans est jugé aux assises de Douai jusqu'à vendredi 12 pour des viols et des agressions sur mineurs et corruptions de mineurs. Il est notamment accusé d'avoir violé deux enfants de 6 et 13 ans en leur imposant des jeux pervers dans l'arrière-boutique de son commerce dans le centre de Lille.

Les faits remontent à 2013 et 2014. L'homme attirent les enfants dans son commerce par son caractère sympathique, avenant, et en leur proposant surtout de pouvoir jouer dans sa boutique à des jeux vidéos interdits. Une fois à l'intérieur, c'est d'autres jeux qui sont décrits par la cour, que l'accusé peine à confirmer en évoquant des "flashs". "Jeu du foulard", "jeu du goût" pour imposer aux deux victimes des fellations, "jeu des étiquettes" pour "vérifier" les pantalons, prétexte à les dénuder, le pervers donnait libre cours aux fantasmes obsènes dans son commerce.

L'homme est également accusé d'avoir abusé d'une enfant en avril 2013. Ayant invité un couple d'amis à dîner en compagnie de leur fille de 6 ans, Thomas Wulles aurait isolé sa victime dans une chambre et l'aurait déculottée puis photographiée.

Thomas Wulles n'avait jamais fait parler de lui défavorablement avant les faits. Décrit comme un homme "bien sous tous rapports", marié (le couple a divorcé en 2016), père de deux enfants, il tenait son magasin d'optique depuis 2003. Le père d'une des victimes ira même jusq'à reconnaître comme "calme", "poli" et "discret" celui qui, dans le box des accusés, reconnaît pourtant le viol de son enfant.

Les faits se sont déroulés en 2013 et en 2014.


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