Limoges: un pédophile condamné pour avoir imposé une fellation à une petite fille en 1995

  •  SOUTENEZ L'INDEPENDANCE DE FRANCESOIR, FAITES UN DON !  

Limoges: un pédophile condamné pour avoir imposé une fellation à une petite fille en 1995

Publié le 19/09/2017 à 11:51 - Mise à jour à 12:57
©Michael Coghlan/Flickr
PARTAGER :

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Vendredi, un homme de 50 ans a été condamné à 10 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Limoges pour avoir imposé une fellation à une enfant dans un centre de vacances dont il était le directeur. L'homme a pourtant nié les faits jusqu'au bout mais n'a pas convaincu les juges.

Il aura fallu 16 ans pour que la victime dénonce les faits. Et 22 ans pour que l'auteur soit reconnu coupable par une cour de justice. Le tribunal correctionnel de Limoges (Haute-Vienne) a en effet condamné, vendredi 15, à 10 mois de prison ferme un homme de 50 ans qui a imposé en 1995 une fellation à une petite fille de 10 ans.

A l'époque de l'agression, le pédophile est directeur d'un centre de loisirs et est âgé de 28 ans. Les faits détaillés par le journal Le Populaire du Centre sont glaçants de perversion. Ce 1er août c'est le spectacle de fin de séjour qui s'organise pour la victime. Le directeur la convoque et lui demande de s'isoler avec lui dans une salle pour essayer son costume qui inclut le fait d'avoir une tétine en plastique dans la bouche.

Le directeur demande alors à l'enfant: "Sur la tétine, tu préfères de la confiture ou du Nutella?". L'homme met alors un masque sur les yeux de la petite fille, les recouvre d'un mouchoir et lui impose son sexe en lui ordonnant: "Suce le Nutella mais surtout ne mords pas, ne mets pas les dents". La malheureuse ne parlera pas de l'affaire pendant 16 ans, avant de s'ouvrir à son compagnon et en étant notamment victime de troubles physiques au niveau des membres inférieurs, en lien avec un choc psychologique.

L'instruction a pris plusieurs années. Les faits, d'abord considérés comme un viol aggravé ont finalement été requalifiés en agression sexuelle. A la barre, l'ex-directeur du centre de loisirs se défend en expliquant que ce n'est pas son sexe qu'il a mis dans la bouche de l'enfant, mais bien la tétine.

Le procureur de la République n'est pas dupe et dénonce une stratégie de défense n'ayant qu'un seul but: éviter la cour d'assises. "Dans une autre procédure, une jeune fille relate les mêmes faits et parle de +Totoche magique+… Nul doute que la totoche en question est le sexe de Monsieur (…) C'est un opportuniste, un prédateur qui avait savamment calculé ce qu'il allait faire et qui sait que s'il avoue, les faits seront requalifiés en crime" dénonce ainsi l'accusation.

L'homme a en effet un passif judiciaire sur les affaires de pédophilies. En 1997, il a été condamné à trois mois de prison ferme pour une agression sexuelle sur cinq mineures lors d'une randonnée pédestre. La justice lui a interdit d'exercer une activité professionnelle en lien avec des enfants.

Pour sa défense, l'homme, qui reconnaît s'être masturbé en voyant la fillette avec la tétine dans la bouche, explique qu'il n'est plus pédophile. "J'ai suivi les soins, même après la mise à l'épreuve. En détention, j'ai réfléchi, et puis j'ai rencontré mon épouse, j'ai eu un AVC, un cancer, après on voit la vie autrement… Aujourd'hui, j'ai un fils de dix ans et une fille de cinq ans".

L'accusation demandera pourtant une lourde peine de cinq ans de prison, ce que les juges du siège n'ont donc pas suivi imposant seulement une peine "légère" de 10 mois ferme, auxquels se rajoutent 26 mois de sursis et une mise à l'épreuve pendant deux ans.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


PARTAGER CET ARTICLE :


L'homme a nié avoir introduit son sexe dans la bouche de la petite fille.

Annonces immobilières

Newsletter





Commentaires

-