Lyon - Besiktas: violents affrontements entre supporters en marge du match de Ligue Europa (vidéos)

Lyon - Besiktas: violents affrontements entre supporters en marge du match de Ligue Europa (vidéos)

Publié le :

Vendredi 14 Avril 2017 - 10:22

Mise à jour :

Vendredi 14 Avril 2017 - 10:29
©Philippe Desmazes/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Triste spectacle au Parc OL jeudi soir à l’occasion du match entre l'équipe du Rhône et celle du Besiktas d'Istanbul. Bagarres entre supporters, gaz lacrymogènes, charges de CRS, terrain envahi et coup d'envoi retardé, rien n'aura été épargné à ce qui devait être une belle soirée de football.

Une soirée catastrophique malgré un score final en faveur de l'Olympique lyonnais. En marge du quart de finale de Ligue Europa opposant jeudi 13, ce dernier à l'équipe turque du Besiktas, de violents affrontements ont eu lieu entre supporters des deux camps.

Des bagarres ont éclaté dès 18h30 devant le Parc OL entre différentes franges de supporters des deux camps. L'ambiance s'est très vite tendue à l'arrivée des premiers tramways les plus remplis, avec des échanges de (nombreuses) bombes agricoles et de projectiles. Plusieurs mouvements de foule ont eu lieu, les CRS ont chargé à plusieurs reprises, peinant à contrôler la situation, malgré l'emploi de gaz lacrymogène. La billetterie du stade a été prise d'assaut et particulièrement dégradée par des fans du Besiktas, venus d'Allemagne, qui voulaient acheter des places pour le match, en vain.

De nombreux supporters turc avaient pris place dans le troisième anneau du stade, notamment au-dessus du virage sud où se trouve une bonne partie des fans de l'OL les plus virulents. Avant le début du match, pour échapper aux projectiles lancés par les fans stambouliotes, les supporters rhodaniens ont fui sur la pelouse du Parc OL, repoussant ainsi de près d’une heure le coup d’envoi de la rencontre. Sur les images, on peut voir des supporters dit "ultras" mais aussi des familles et des enfants.

Le président de l'OL, Jean-Michel Aulas est rapidement descendu sur la pelouse pour tenter de comprendre la situation et faire remonter les supporters en tribune. En gage de sécurité,  il a tenu à passer l'ensemble de la première période du match, qui s'est finalement tenu alors qu'il a été question un temps de l'annuler, dans le virage sud en compagnie des supporters qui avaient fui les projectiles venant d'au-dessus.

"De nombreux blessés n'ont pas voulu partir tout de suite par fierté. Avec ces engins de feu, certains ont eu des blessures sévères. Il y a eu un certain nombre de bombes agricoles qui ont explosé au-dessus de nos fans et donc ils n'avaient qu'une possibilité, celle de fuir sur le terrain. Heureusement qu'ils l'ont envahi, sinon ils auraient été pris au piège par les supporters turcs qui sont rentrés en force. Une partie de ces supporters n'avaient pas de billet. Ça a été une expérience très difficile. C'était à moi de prendre la responsabilité, autrement on n'aurait pas pu jouer", a souligné, a posteriori, Jean-Michel Aulas.

Des violents affrontements ont également eu lieu en tribune. Interrogé à la télévision sur les incidents, le président turc Recep Tayyip Erdogan a, lui, estimé que ce qui est "très dangereux", ce sont "les supporters français qui ont pénétré sur la pelouse

Des violents affrontements ont également eu lieu en tribunes.

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