Maltraitance animale: le procès de l'abattoir du Vigan s'ouvre ce jeudi (VIDEO)

Maltraitance animale: le procès de l'abattoir du Vigan s'ouvre ce jeudi (VIDEO)

Publié le :

Jeudi 23 Mars 2017 - 09:14

Mise à jour :

Jeudi 23 Mars 2017 - 09:21
©Capture d'écran YouTube
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La rédaction de FranceSoir.fr

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A partir de ce jeudi, le tribunal de grande instance d’Alès (Gard) accueille le procès d’un abattoir, celui du Vigan dans le Gard. Au total, trois employés de l'établissement comparaissent pour des actes de cruauté et de mauvais traitements.

C'est une première en France. Trois employés de l'abattoir certifié bio du Vigan (Gard) vont comparaître à partir de ce jeudi 23 à Alès pour maltraitance sur animaux. Un procès rendu possible grâce à la diffusion d'une vidéo de L214. Pour rappel, l'association de défense des animaux avait publié sur son site plusieurs séquences, tournées entre juin 2015 et février 2016, montrant de nombreux abus dans les pratiques de l'établissement.

L'un d'entre eux est accusé d'avoir commis "des sévices graves et des actes de cruauté envers un animal tenu en captivité" et risque jusqu'à deux ans de prison et 30.000 euros d'amende. Il lui est notamment reproché d'avoir jeté violemment des moutons par dessus une barrière mais aussi d'avoir utilisé à plusieurs reprises, alors qu'il n'y en avait pas l'utilité, une pince à électronarcose (un procédé provoquant un évanouissement par un courant électrique qui traverse le cerveau).

Deux autres salariés comparaissent après avoir "exercé volontairement des mauvais traitements" sur des animaux captifs: ils sont soupçonnés d'avoir donné des coups de pied et de poing à des bovins ainsi que des coups d'aiguillon électrique sur la tête d'un porc. En parallèle, la communauté de commune du Pays viganais, responsable de l'établissement au moment des faits, devra répondre de plusieurs infractions à la réglementation sur l'abattage des bêtes.

"Sur le papier, l’abattoir du Vigan correspond pourtant à l’abattoir rêvé: petit abattoir local avec de faibles cadences d’abattage, circuits courts, animaux issus de filières certifiées. La réalité est dure et violente. Comment peut-on demander à des employés de bien se comporter avec les animaux quand leur travail consiste à les mettre en pièces avec des couteaux?", s'est interrogée Brigitte Gothière, porte-parole de L214. Et d'ajouter: "Ce procès devra établir la responsabilité de chacun. Nous aimerions qu’il soit aussi l’occasion pour chacun de s’interroger sur la légitimité de continuer à tuer des animaux alors que cette pratique ne répond à aucune nécessité nutritionnelle".

(Voir ci-dessous la vidéo qui avait été publiée par L214):

Ce procès fait suite à la diffusion par L214 de vidéos tournées dans cet abattoir entre juin 2015 et février 2016.

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