Marseille: l'auto-école présentait de faux candidats au permis de conduire contre de l'argent, 6 personnes condamnées

Marseille: l'auto-école présentait de faux candidats au permis de conduire contre de l'argent, 6 personnes condamnées

Publié le :

Mercredi 28 Juin 2017 - 07:14

Mise à jour :

Mercredi 28 Juin 2017 - 07:15
©Serge Pouzet/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Pour réussir son permis de conduire grâce à cette auto-école marseillaise, rien de plus simple: il suffisait de débourser 3.000 euros pour envoyer à votre place un faux candidat. La filière a été démantelée et les responsables condamnés mardi.

La fraude était simple mais particulièrement efficace. Une gérante d'auto-école de 60 ans a été condamnée à deux ans de prison mardi 27 pour avois mis en place un système d'escroquerie à l'examen du permis de conduire où, contre espèces sonnantes et trébuchantes, des candidats pouvaient se faire remplacer le jour J par des conducteurs expérimentés qui se chargeaient à leur place d'obtenir le précieux sésame.

Le business de Claude Evin était bien rôdé. Son auto-école de la Canebière à Marseille permettait de bénéficier d'un petit coup de pouce pour la somme de 3.000 euros. A ce tarif, une tierce personne se présentait à votre place à l'examen, présentant à l'examinateur de faux papiers, que ce soit pour l'épreuve théorique du code que le parcours de conduite, dernière étape avant l'obtention du précieux sésame.

L'enquête n'a pu démontrer de manière certaine qu'une dizaine de cas, mais la réalité, selon les juges, est probablement plus importante. Claude Evin a notamment permis à des "figures" du grand banditisme marseillais d'obtenir leur permis.

Outre la sexagénaire, c'est toute une filière qui s'est retrouvée condamnée lors du procès. Deux gérants de fait de l'entreprise écopent également des peine de 18 mois à deux ans de prison (assorti de six mois de sursis pour ce dernier). Un moniteur de 74 ans qui connaissait le subterfuge mais n'a rien dit a été condamné à un an de prison avec sursis et deux "candidats professionnels" chargés d'obtenir le permis repartent également avec du sursis. Les gérants de fait qui ont été condamnés servaient surtout à Claude Evin de continuer à gérer son business frauduleux alors que la sexagénaire avait déjà été sanctionné par la justice en 2014 pour des faits similaires, avec une interdiction définitive d'exercer dans le domaine de la conduite.

Pour 3.000 euros, un candidat "professionnel" obtenait le sésame à votre place.


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