Massacre du Perreux-sur-Marne: l'électricien qui a poignardé à mort sa femme enceinte et ses deux petits garçons ne donne aucune explication

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Massacre du Perreux-sur-Marne: l'électricien qui a poignardé à mort sa femme enceinte et ses deux petits garçons ne donne aucune explication

Publié le 05/07/2017 à 12:42 - Mise à jour à 12:55
©Michael Coghlan/Flickr
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Au deuxième jour du procès de Sebastien, cet électricien moldave qui a brutalement mis à mort sa femme et ses deux jeunes enfants au Perreux-sur-Marne, les jurés n'ont toujours pas d'explication de la part de l'accusé. L'homme de 40 ans assure ne pas se souvenir des faits.

La première journée du procès aux assises de Créteil, lundi 3, n'avait pas permis d'en savoir beaucoup plus sur ce qui avait poussé Sebastien, un électricien moldave de 40 ans, à massacrer sa femme enceinte de sept mois et ses deux enfants de 5 ans et 18 mois un matin d'été 2014 dans le petit deux pièces du Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne). L'accusé, qui reconnaît les faits, a livré quelques explications confuses entre sanglots et incompréhension.

Le deuxième jour, mardi 4, n'a malheureusement pas vraiment permis aux jurés d'en savoir beaucoup plus. De nouveau interrogé, le papa égorgeur n'a pas vraiment pu expliquer comment un homme sans histoire et au casier judiciaire vierge peut décider après son café du matin de se saisir d'un couteau et de poignarder à mort sa femme en fin de grossesse est ses deux garçons en bas âge.

A la barre, l'homme toujours effondré explique ne pas se souvenir et ne se remémorer que des images floues. A propos de sa femme Tina, il explique: "Je la tiens dans mes bras. Je la vois glisser. J’ai essayé de lui fermer les yeux. Mais je ne vois pas l’action".

Parmi les rares certitudes de ce procès, le fait que le couple de Tina et Sebastien était l'objet de disputes fréquentes. L'homme travaillait visiblement beaucoup et le couple, sans être dans le rouge financièrement, peinait à joindre les deux bouts d'autant que de la famille devait arriver de Roumanie pour habiter avec eux. Le président rappelle que, d'après l'enquête, la crise de folie meurtrière et infanticide a commencé quand sa femme Tina lui a dit "si tu fais comme lundi, c’est mieux que tu ne reviennes pas", en faisant référence au 14 juillet 2014, un jour férié où l'homme avait pourtant passé sa journée à travailler. Mais dans son box, le père et époux meutrier ne se souvient de rien.

Ce mercredi 5, ce sera au tour des experts psychiatres d'essayer de lever un pan du voile pour enfin comprendre ce qui dans l'esprit de Sebastien a chaviré pour transformer ce matin comme un autre en boucherie.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Les débats n'avancent guère dans le procès de l'électricien de 40 ans accusé d'un triple homicide.

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