Menaces de mort et chants arabes dans un TER: trois hommes devant le tribunal

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 09 décembre 2015 - 12:10
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Un TER.
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Les trois hommes ont réussi à utiliser le micro du contrôleur pour menacer les passagers.
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Trois jeunes hommes comparaissent ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Perpignan pour tentative d'extorsion et apologie du terrorisme pour l'un d'eux. Sur fond de chants arabes, ils avaient menacé de mort et de vol les passagers d'un TER entre Béziers et Salses-le-Château.

L'un des avocats de la défense a parlé d'une "plaisanterie" alors que les trois jeunes hommes sont accusés de "tentative d'extorsion" et pour l'un d'entre eux d'"apologie du terrorisme". Ils avaient créé un mouvement de panique dans un TER en menaçant de mort les passagers et en diffusant des chants arabes dans le train. Ils comparaissent ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Perpignan.

Le 18 novembre dernier, cinq jours après les attentats en Ile-de-France, les trois prévenus âgés de 19 à 23 ans étaient montés dans ce TER en gare de Béziers (Hérault). Ils étaient parvenus à utiliser le micro du contrôleur pour s'adresser à la vingtaine de passagers présents. Ils auraient alors diffusé les fameux chants et menacé les passagers de mort ainsi que de leur voler leur téléphone portable. Mais aucun vol n'a finalement eu lieu.

Le contrôleur a rassemblé les passagers apeurés dans un seul wagon afin de les éloigner des trois jeunes hommes et donner l'alerte. Le train s'est finalement arrêté en urgence à la gare de Salses-le-Château (Pyrénées-Orientales). Là les individus ont pris la fuite sans butin et sans avoir fait preuve de violence physique. Deux jeunes filles qui les accompagnaient dans le train ont par ailleurs été mises hors de cause.

Interpellés par la suite, ils ont d'abord été présentés aux juges en comparution immédiate mais la défense a obtenu un délai. Le plus jeune des prévenus doit également être jugé ce mercredi pour des faits séparés de violences envers un surveillant, commis lors de sa détention provisoire.

Le code pénal punit la tentative d'extorsion d'une peine maximale de sept ans de prison et 100.000 euros d'amende en dehors de toute circonstance aggravante (violences, menace d'une arme, sur personne vulnérable...). L'apologie du terrorisme est punissable par cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

 

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