Meurtre d'Alexandre Junca: 3 ans requis contre Claude Ducos, le dépeceur présumé du collégien

Meurtre d'Alexandre Junca: 3 ans requis contre Claude Ducos, le dépeceur présumé du collégien

Publié le :

Vendredi 16 Décembre 2016 - 15:03

Mise à jour :

Vendredi 16 Décembre 2016 - 15:05
©Damien Meyer/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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L'homme est accusé d'avoir dépecé le corps d'Alexandre Junca, 13 ans, tué par Mickaël Baerhel et un complice pour une obscure histoire de vol de portable. Alors que les meurtriers ont été condamnés en première instance, le septuagénaire a décidé de faire appel.

Trois ans de prison, la peine maximale et la même qu'en première instance, ont été requis vendredi en appel à la Cour d'assises des Landes contre le septuagénaire Claude Ducos, accusé d'avoir dépecé le corps du jeune Alexandre Junca, tué à Pau en 2011.

L'avocat général, Jean-Christophe Muller, a également demandé la suppression de ses droits civiques, civils et de famille pendant cinq ans.

Le verdict était attendu dans la journée devant la cour d'assises des Landes qui statue sans jurés puisque Claude Ducos, seul des quatre condamnés en juin à avoir formé appel, est accusé de délit connexe à un crime. En juin, la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques l'avait condamné à trois ans de prison pour "recel de cadavre, atteinte à l'intégrité d'un cadavre et non-dénonciation de crime".

Vendredi, troisième jour du procès en appel à Mont-de-Marsan, M. Muller a une nouvelle fois pointé les contradictions dans le discours du retraité de 77 ans, qui s'était notamment débarrassé de ses voitures qui auraient servi à transporter le corps.

"Il ment comme on danse un tango, un pas en avant, deux pas en arrière, parfois un de côté", a souligné le juge Muller. Claude Ducos, un passionné de chasse, n'aurait ainsi, selon ses dires, jamais découpé ou même vu découper les centaines de sangliers tués dans sa vie. Et bien que son téléphone portable ait "borné" en divers endroits de l'affaire, il a assuré n'avoir jamais écouté les nombreux messages du meurtrier la nuit et le lendemain du drame.

Le procès n'a guère permis d'en savoir plus sur un meurtre sauvage parti du vol du portable d'Alexandre, un collégien de 13 ans, le 4 juin 2011 à Pau, par Christophe Camy, un SDF de 28 ans, condamné à 15 ans de réclusion en juin. Chacun est resté sur ses déclarations: condamné à perpétuité pour avoir avoué le meurtre d'Alexandre à coups de marteau, Mickaël Baerhel, marginal de 30 ans, a répété que le corps avait été découpé par M. Ducos, ce que le septuagénaire a nié en bloc, accusant de mensonge celui qu'il avait l'habitude de payer pour des fellations. Aucun ADN de M. Ducos n'a été retrouvé.

Les médecins légistes ont également réaffirmé que deux personnes avaient agi sur le corps, dont l'une ayant des connaissances sur la découpe d'animaux, avec a priori éviscération préalable.

Seul élément nouveau: M. Ducos a révélé l'existence d'une maison familiale à Huesca (Espagne) où il chassait, ce qui a étonné la cour et l'assistance, alors que le flou demeure sur le lieu où le corps aurait été démembré.

 

Claude Ducos avait été condamné à la peine maximale, trois ans de prison ferme.

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