Montpellier: huit mois avec sursis pour avoir "puni" son enfant au taser

Mise à l'épreuve et obligation de soins

Montpellier: huit mois avec sursis pour avoir "puni" son enfant au taser

Publié le :

Jeudi 11 Mai 2017 - 11:59

Mise à jour :

Jeudi 11 Mai 2017 - 12:12
Le père de famille qui a "tasé" son fils car il était trop bruyant dimanche et frappé sa femme dans la foulée a été condamné mercredi à huit mois de prison avec sursis. Il devra également suivre un stage sur les violences conjugales.
©Damien Meyer/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné mercredi 10 mai le père de famille qui a infligé à son fils de neuf ans une décharge de pistolet à impulsion électrique à huit mois de prison avec sursis. L'homme a agi ainsi pour punir son fils, mais a expliqué que ce n'était pas volontairement qu'il avait envoyé la décharge à son fils, utilisant le taser pour le menacer, comme à son habitude.

Il n'a pas pu en revanche plaider l'accident pour ce qui est des violences envers sa femme. C'est en fin d'après-midi, dimanche 7, que les policiers ont été appelés par la mère, résidante de la rue de Bugarel, dans le quartier de la Croix-d'Argent. Celle-ci leur a déclaré que son conjoint venait de blesser l'enfant avec l'arme paralysante. Le fils s'est alors réfugié auprès de sa mère. Celle-ci tenait une tasse de thé qu'elle a alors renversé sur son mari, lequel l'a également "punie".

Mis en cause pour violence volontaire avec arme sur mineur de moins de 15 ans et violences conjugales, l'homme risquait jusqu'à sept ans de prison. Mais le tribunal l'a finalement condamné a du sursis assorti d'une obligation de deux ans de mise à l'épreuve et d'une obligation de soins. Il devra notamment suivre un stage concernant les violences conjugales.

L'arme qu'il a utilisée était un taser de poche vendu sur Internet pour une trentaine d'euros. La réglementation des armes incapacitantes électriques varie selon leur type. Celle n'étant utilisable qu'à bout touchant (matraque électrique) sont en vente libre mais il est interdit de les transporter hors de son domicile sans motif légitime. Les armes provoquant un choc électrique à distance appartiennent en revanche à la catégorie B et donc soumises à autorisation et à des règles plus strictes.

L'homme risquait jusqu'à sept ans de prison.

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