Morbihan: cinq ans de prison avec sursis pour l'instituteur accusé d'atteintes sexuelles sur une trentaine d'enfants

Morbihan: cinq ans de prison avec sursis pour l'instituteur accusé d'atteintes sexuelles sur une trentaine d'enfants

Publié le :

Mardi 14 Février 2017 - 10:50

Mise à jour :

Mardi 14 Février 2017 - 10:56
©Damien Meyer/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Un ancien instituteur de Hennebont, dans le Morbihan, a été reconnu coupable lundi d'avoir "caressé" une trentaine d'enfants à l'époque où il enseignait encore en classe de CM2. Il avait reconnu l'ensemble des faits.

Il a longtemps nié, mais il avait finalement reconnu lors de l'instruction les faits qui lui étaient reprochés. Un instituteur retraité de 76 ans a été condamné lundi 13 par le tribunal correctionnel de Lorient à cinq ans de prison avec sursis pour des "atteintes sexuelles" commises, alors qu'il était encore actif. En tout, pas moins de 30 élèves, uniquement des filles apparemment, sont concernés par les agissements de l'enseignant.

Les faits se déroulent entre 1988 et 1991. L'homme est chargé d'enseigner dans une classe de CM2 dans un établissement privé catholique de la commune d'Hennebont, dans le Morbihan. Là –selon ses aveux devant le juge d'instruction– il a pratiqué "des caresses répétées, pendant la classe, sur et sous les vêtements de fillettes", sans visiblement aller jusqu'au viol. Ces attouchements coupables étaient présentés comme "des caresses ayant pour but de stimuler l'enfant à l'étude".

Sur la trentaine de cas reconnus, quatorze des victimes ont porté plainte au début des années 2000 après s'être confiées à leurs parents. Sept d'entre-elles, devenues mères de famille, ont d'ailleurs témoigné à la barre, où l'accusé a reconnu l'ensemble des faits. L'une se confiait d'ailleurs dans les colonnes de Ouest-France sur la difficulté à l'époque de porter plainte contre l'instituteur: "Quand je l’ai dit à mes parents, ils ne m’ont pas cru. Je souffrais, comme mes copines de CM2. Nous avons trouvé le courage d’aller lui demander d’arrêter. Il a souri, il n’a pas arrêté".

Le septuagénaire n'ira donc pas derrière les barreaux, conformément aux réquisitions du parquet mais, en plus de sa condamnation à du sursis, il devra indemniser ses victimes et est soumis à une obligation de soins. Il est également frappé d'une interdiction d'exercer une activité en lien avec des mineurs.

L'homme a reconnu l'ensemble des faits qui lui étaient reprochés.


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