Morlaix: au cours d'une "dispute spirituelle", il frappe sa femme avec une bible et lui jette du produit désinfectant au visage

Morlaix: au cours d'une "dispute spirituelle", il frappe sa femme avec une bible et lui jette du produit désinfectant au visage

Publié le :

Vendredi 25 Août 2017 - 06:48

Mise à jour :

Vendredi 25 Août 2017 - 06:54
Un homme été condamné mardi à de la prison ferme par le tribunal de Brest pour notamment avoir frappé sa femme avec une bible et lui avoir jeté du produit désinfectant au visage. L'accusé se trouvait en état de récidive et sous l'emprise de stupéfiants.
©Damien Meyer/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Un homme, d'origine martiniquaise et en état de récidive, comparaissait mardi 22 à de la prison ferme par le tribunal de Brest pour des faits de violence sur sa compagne, cette dernière n'avait pas souhaité porter plainte. Le suspect est notamment accusé d'avoir frappé sa femme avec une Bible et lui avoir jeté du produit désinfectant au visage, au cours de ce que sa compagne décrit comme "une dispute spirituelle".

Les faits se sont déroulés le 20 août dernier au domicile cojugale, à Morlaix dans le Finistère. C'est la belle-fille de l'accusé qui a prévenu les forces de l'ordre alors que le ton montait sérieusement entre les deux conjoints. "L’homme, sous l’emprise de stupéfiants, avait frappé sa femme avec une bible, qu’il lui mettait dans la bouche. Sur le livre, une trace de sang sera retrouvée. Il a fini par lui jeter du produit désinfectant au visage, et a profèré des insultes", précise Ouest-France qui révèle les faits.

Aux policiers qui l'auditionnaient, elle avait affirmé vivre avec son mari "selon les préceptes de la loi de Dieu. Mon mari a autorité pour me remettre dans le droit chemin", rapporte le quotidien, justifiant ainsi sa volonté de ne pas déposer plainte. Un argument qui n'a pas fait autorité auprès de la loi des Hommes puisque la justice a condamné le prévenu à deux ans de prison ferme. Le parquet a en effet estimé qu'il faut la "protéger malgré elle", son époux ayant a déjà été condamné pour des faits similaires en mars 2016.

"Je cherche papa Jésus avec mon épouse", a déclaré l'auteur des coups quand la présidente l'a questionné sur les violences. Ce dernier a quitté le box des accusés en promettant qu'il allait attaquer le tribunal en justice. "Avec les sous du procès, j’irai à Bora-Bora", a-t-il professé. 

L'homme a déjà été condamné pour des faits similaires en mars 2016.


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