Mort d'un enfant et d'un nourrisson: les poches de nutrition hors de cause

Mort d'un enfant et d'un nourrisson: les poches de nutrition hors de cause

Publié le :

Jeudi 05 Février 2015 - 14:18

Mise à jour :

Vendredi 06 Février 2015 - 12:24
©Philippe Put/Flickr
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L’enquête lancée par les autorités sanitaires après la mort de deux jeunes enfants semble innocenter les poches de nutrition. Les deux bébés avaient reçu des produits issus du même fabricant et du même lot.

Les poches alimentaires ne semblent pas être la cause des décès. Suite à la mort récente de deux jeunes enfants, alimentés avec des poches de nutrition, une enquête sanitaire a été ouverte par l'Agence du médicament (ANSM). D'après les premières conclusions, les poches alimentaires ont pour l'instant été mises hors de cause, a annoncé mercredi 4 le ministère de la Santé. Ces dernières provenaient d'un "même lot", fabriqué par Fasonut, filiale du laboratoire Baxter.

"Dans les deux cas, les investigations conduites par les autorités sanitaires ne mettent en cause ni les conditions de fabrication, ni le contenu de la poche de nutrition parentérale. En l'état actuel des éléments dont nous disposons, aucun lien ne peut être établi entre les deux décès signalés", a indiqué la Direction générale de la Santé (DGS) dans un communiqué. La DGS a également précisé que la responsabilité des soignants n'était pas mise en cause dans ces deux affaires.

Les faits remontent au mois dernier. Le 23 janvier, un jeune enfant âgé de 2 ans décède au CHU de Caen. En parallèle, un grand prématuré subi le même sort au GHR Sud-Alsace quelques jours plus tard, le 29 janvier. Tous deux avaient été alimentés par perfusion avec des poches de nutrition d'un même lot, ce qui avait rapidement déclenché l'ouverture d'une enquête par les autorités sanitaires.

Par précaution, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait fait retirer le 27 janvier le lot de produits fabriqués le même jour et qui avaient pu être dispatchés dans d’autres régions.

En décembre 2013, trois nourissons étaient décédés d’un choc septique dans des circonstances similaires. Un germe pathogène avait été retrouvé dans les poches de nutrition fabriquées par le laboratoire Marette. Située à Courseulles-sur-Mer, la société a depuis cessé toute activité.

 

Les deux bébés décédés avaient été alimentés par des poches de nutrition provenant du même lot.


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