Mort d'un adolescent au Quick d'Avignon Cap Sud: début du procès de Philippe Quérard, gérant du fast-food

Mort d'un adolescent au Quick d'Avignon Cap Sud: début du procès de Philippe Quérard, gérant du fast-food

Publié le :

Mercredi 17 Mai 2017 - 08:57

Mise à jour :

Mercredi 17 Mai 2017 - 09:01
©Fayolle Pascal/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Un adolescent de 14 ans était mort brutalement après avoir dîné dans un fast-food en 2011. Philippe Quérard, l'ex-gérant d'un Quick comparaît ce mercredi devant le tribunal correctionnel d'Avignon pour "homicide involontaire"

Philippe Quérard doit répondre d'homicide involontaire à partir de ce mercredi 17 devant le tribunal correctionnel d'Avignon. Il était le gérant du fast-food Quick d'Avignon Cap Sud, où un repas a été fatal à un adolescent.

Les faits remontent à janvier 2011. Benjamin Orset, un jeune de 14 ans mourait chez lui à Oppède en Luberon. La veille avec sa famille, il avait dîné dans le restaurant incriminé aujourd'hui par la justice. Dans la soirée, son père et lui étaient pris d'un malaise avec des maux de tête et des nausées. Seul le père avait survécu.

L'autopsie de la victime révèlera qu'elle a succombé une "toxi-infection alimentaire", provoquée par un staphylocoque doré.

Le service d'hygiène avait rapidement été dépêché au Quick pour faire de relevés et ses conclusions étaient désastreuses: de graves problèmes d’hygiène, un congélateur en mauvaise état, le lave-mains hors service. Plus grave encore, cinq employés qui officiaient le soir du repas fatal à Benjamin était également porteurs du staphylocoque doré.

Deux ans plus tard, une des nombreuses expertises médicales avait montré que le jeune homme était atteint d'un "cardiomyopathie". Son décès serait dû à une combinaison de cette pathologie avec l'intoxication alimentaire.

Philippe Quérard avait obtenu un non-lieu du juge d'instruction d'Avignon en 2014, mais la famille de la victime avait alors fait appel de ce non-lieu. En 2015, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nîmes avait infirmé le non-lieu. Le chef d'entreprise a donc été de nouveau mis en examen. "Ils savent bien que rien ne leur rendra leur enfant, mais ils veulent que justice soit faite", a expliqué l'avocat des parents de Benjamin, Marc Geiger, à France 3 PACA.

L'autopsie de la victime révèlera qu'elle a succombé une "toxi-infection alimentaire", provoquée par un staphylocoque doré.


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