Mossoul: la mort de Rachid Kassim, recruteur français de l'Etat islamique, confirmée par une comparaison ADN

Mossoul: la mort de Rachid Kassim, recruteur français de l'Etat islamique, confirmée par une comparaison ADN

Publié le :

Mercredi 15 Février 2017 - 15:01

Mise à jour :

Mercredi 15 Février 2017 - 15:12
Il avait été l'instigateur direct de l'égorgement de deux policiers à Magnaville en juin 2016, ou de l'assassinat du prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray en juillet. Rachid Kassim, un djihadiste français présent sur les réseaux sociaux, a été abattu à Mossoul (Irak) lors d'une frappe de la coalition. Une analyse ADN a confirmé sa mort.
©Welanyat Nineveh/AFP Photo/HO
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Ciblé par un drone de la coalition internationale dans la région de Mossoul en Irak, mercredi 8, l'un des principaux recruteurs français de Daech, le tristement célèbre Rachid Kassim (29 ans), est bien mort dans cette frappe aérienne. Selon LCI qui révèle l'information, les services secrets américains l'ont confirmé avec le concours des services français lors d'une comparaison ADN.

Cette analyse, effectué grâce aux éléments communiqués par les services secrets a "matché", et confirme ce que semblait montrer une photo du cadavre du djihadiste obtenue par le CIA. "L’opération Kassim n’était pas un assassinat ciblé validé par l’Élysée, mais bien une volonté américaine de neutraliser le djihadiste français" affirme LCI. L'homme était considéré comme une "High Value Target" (une cible de haute valeur) par les autorités américaines qui le voyaient recruter des jeunes djihadistes pour commettre des attentats sur le sol américain.

Très actif sur Internet et sur la messagerie cryptée Telegram, le terroriste français le plus recherché du monde était devenu l'un des principaux recruteurs de l'EI mais également l'homme responsable d'avoir inspiré plusieurs attentats réussis ou déjoués sur le sol français. Parmi eux on trouve l'assassinat du père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray ou encore le meurtre d'un policier et sa compagne le 13 juin dernier à Magnanville.

C’est encore lui qui avait poussé le commando de femmes qui ont tenté, sans succès, de faire exploser une voiture (empruntée au père de l’une d’elle) remplie de bonbonnes de gaz à deux pas de Notre-Dame-de-Paris. C'était également lui qui avait prêté sa voix à la sinistre revendication de l'attentat du 14 juillet à Nice perpétré par Mohamaed Lahouaiej Bouhlel, promettant à l'occasion d'intensifier les attaques contre "le peuple de Charlie".

Une quinzaine de personnes, souvent jeunes voire mineures, ont été interpellées et inculpées depuis cet été pour des menaces ou des projets d'attentats inspirés par ses appels au meurtre. "Déchire ton billet pour la Turquie, le firdaws (paradis) est devant toi", lançait-il en juillet dans une vidéo. "Tu manipules deux ou trois voyous, tu trouves une arme dans n'importe quel quartier" avait-il ajouté.

L'homme était considéré comme une "High Value Target" (une cible de haute valeur) par les autorités américaines.


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