Nancy: "J’ai pensé vivre nos dernières secondes", le Raid arrête par erreur un couple lors d'une opération antiterroriste

Nancy: "J’ai pensé vivre nos dernières secondes", le Raid arrête par erreur un couple lors d'une opération antiterroriste

Publié le :

Samedi 13 Mai 2017 - 12:09

Mise à jour :

Samedi 13 Mai 2017 - 12:13
©Kenzo Tribouillard/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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A la fin du mois d'avril, un couple habitant Nancy a eu la mauvaise surprise de voir débarquer –avec la manière forte– des hommes du Raid dans le cadre d'une opération antiterroriste. Arrêtés par erreur, l'homme et la femme sont traumatisés.

Pour les hommes du Raid, c'est une regrettable méprise. Pour les victimes, c'est un traumatisme qui mettra sans doute longtemps à s'effacer. Le quotidien L'Est Républicain revient en effet sur la mésaventure qu'a connue un couple habitant à Nancy, le 25 avril, sur les coups de 6h du matin. Ce jour-là, l'homme et la femme encore au lit se sont fait réveiller par une opération antiterroriste où les autorités ont, sans autre forme de procès, défoncé leur porte et les ont arrêtés sans ménagement.

Le couple rentrait tout juste de vacances au Portugal et était encore endormi ce mardi quand leur porte vole en éclats. Se levant, l'homme voit fondre sur lui "des masses noires munies de puissantes torches". Il se retrouve alors plaqué au sol, des armes pointées droit sur sa tête. Il ne comprend toujours pas qu'il subit malgré lui une erreur policière. "J’ai pensé vivre nos dernières secondes".

L'erreur va durer pas moins de 20 minutes. C'est le temps qu'il faudra pour que les hommes du Raid et leurs collègues de la DGSI réalisent que non seulement ils ne tiennent pas leur homme, mais qu'ils se sont surtout simplement trompé d'étage. "Les policiers nous demandent si on héberge quelqu’un qui ferait des allers-retours dans l’immeuble. Il n’en est rien. Et puis j’entends: +On l’a !+".

Les policiers viennent en effet de pénétrer dans l'étage juste au-dessus, le bon celui-là, et arrpetent le suspect qu'ils venaient initialement chercher.

Si l'erreur est humaine, la manière d'agir choque profondément les deux Nancéiens. "On ne peut pas terroriser les gens comme cela, sans réparations. Depuis ce 25 avril, notre vie a changé. On dort très mal, inquiets au moindre bruit". Une plainte a été déposée par le couple pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique.

Le Raid s'est trompé d'étage, l'homme qu'il cherchait habitait au-dessus.


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