Nord: devant les assises pour avoir laissé son bébé mourir de faim et de soif

Nord: devant les assises pour avoir laissé son bébé mourir de faim et de soif

Publié le :

Mercredi 16 Mai 2018 - 17:42

Mise à jour :

Mercredi 16 Mai 2018 - 17:53
Une femme de 34 comparaît depuis mardi devant les assises du Nord. Elle est accusé d'avoir fait mourir de faim et de soif son bébé tout juste né en secret. Cette femme mère de deux enfants ne parvient pas à expliquer son geste.
© Brendan Smialowski / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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"Je suis une mauvaise mère" avoue-t-elle à la barre des assises du Nord. Mais c'est un fait précis et particulièrement sordide que lui reproche la justice. Depuis mardi 15, le tribunal se penche sur le cas de Gwendaëlle Palussière, 34 ans, accusée d'avoir laissé son bébé tout juste né mourir de faim et de soif après avoir caché sa grossesse à son entourage.

Les faits remontent à 2015, à Saint-Pol-sur-Mer. La jeune femme, déjà mère de deux enfants décide de cacher sa grossesse à son nouveau compagnon, pour une raison peu claire. En date du 28 janvier, elle accouche d'un petit garçon, seule, dans la salle de bains de son logement.

Le 3 mars, l'aîné de ses enfants, Logan, âgé aujourd'hui de 15 ans, appelle les secours en expliquant qu'il a retrouvé un bébé mort dans les poubelles de l'immeuble alors que sa mère était absente, s'étant rendu à un rendez-vous avec l'Aide sociale à l'enfance. Il explique l'avoir remonté chez lui et avoir tenté de ranimer ce nourrisson inconnu sans succès. Les enquêteurs vont rapidement noter des incohérences dans cette audition et vont soupçonner la mère. Le jeune Logan reconnaitra d'ailleurs avoir inventé cette histoire pour la protéger.

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Une autopsie pratiquée sur le bébé montrera qu'il est mort d'un arrêt cardaque et respiratoire par dénutrition et déshydratation. Concrètement: il est mort faute d'avoir reçu une quelconqe alimentation adéquate. Ses deux enfants affirment cependant que la jeune mère a essayé de nourrir le malheureux enfant avec du camembert, des yaourts ou des compotes…

A la barre, la jeune femme admet les faits. Pour sa défense un expert psychiatre décrit l'enfance de Gwendaëlle Palussière comme un chemin de croix entre une mère violente et des placements multiples dans des familles d'accueil, dont l'une ou l'un des enfants placés sera violé par le père. Tout en reconnaissant sa responsabilité, l'accusée peine d'ailleurs à expliquer les raisons de son geste. La trentenaire encourt 30 ans de prison. Verdict jeudi 17.  

L'accusée risque 30 ans de prison.


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