Norvège: la réserve mondiale de graines de Svalbard menacée d'inondation à cause de la chaleur

Spitzberg

Norvège: la réserve mondiale de graines de Svalbard menacée d'inondation à cause de la chaleur

Publié le :

Lundi 22 Mai 2017 - 17:02

Mise à jour :

Lundi 22 Mai 2017 - 17:12
La réserve de Svalbard, en Norvège, censée protéger les semences mondiales de toutes les catastrophes, est elle-même menacée par le réchauffement climatique. Le gouvernement norvégien a pris des mesures pour la protéger.
©Heiko/AFP

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

  
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Pour l'heure aucun graine n'a été perdue mais l'alerte a été chaude. La réserve mondiale de semences du Svalbard installée au cœur du permafrost de l’île norvégienne du Spitzberg, au-delà du cercle arctique, menace d'être inondée… par de la glace fondue. 

Il s'agit une chambre forte souterraine, creusée à même la montagne, destinée à conserver dans un lieu sécurisé des graines de toutes les cultures vivrières de la planète et ainsi de préserver la diversité génétique. L'entrepôt principal, protégé par de lourdes portes blindés, a par ailleurs été surnommé "Chambre forte du jugement dernier" en raison de sa capacité à résister aux tremblements de terre (l'activité sismique est d'ailleurs quasi-nul au Spitzberg), aux guerres et... au réchauffement climatique. Plus de 4,5 millions de semences peuvent ainsi y être stockées en toute sécurité, assurant des conditions de conservation optimales à une température de -18°C. Du moins théoriquement.

Le gouvernement norvégien a fait part dans un communiqué publié dimanche 21 de plusieurs améliorations à venir autour de la réserve mondiale de semences. Celle-ci a été récemment été endommagée en raison d'une augmentation des températures ayant causé des fuites d'eau, notamment à l'entrée du lieu.  

Des mesures d’urgence -comme le creusement de tranchées pour dévier l’eau ou le retrait des équipements électriques de l’entrée du tunnel- ont été prises.

Cette Arche de Noé végétale devrait permettre de compenser la destruction d'une banque de gènes à Alep, du fait du conflit syrien. La banque détruite comprenait des espèces résistantes à la sécheresse, potentiellement utiles pour des zones touchées par le réchauffement climatique en Afrique ou en Australie.  

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
Des mesures d’urgence -comme le creusement de tranchées pour dévier l’eau ou le retrait des équipements électriques de l’entrée du tunnel- ont été prises.

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