Notre-Dame - "Point chaud", alarme: des défaillances et des zones d'ombre

Notre-Dame - "Point chaud", alarme: des défaillances et des zones d'ombre

Publié le :

Jeudi 18 Avril 2019 - 10:11

Mise à jour :

Jeudi 18 Avril 2019 - 10:18
© AFP / AFP
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La rédaction de France-Soir

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Des premiers éléments sur la recherche des causes de l'incendie qui a frappé Notre-Dame de Paris ont été dévoilés. Aucun travaux de soudure n'aurait eu lieu ce jour-là, et l'alarme du chantier n'aurait pas sonné tandis que celle de la cathédrale aurait mal fonctionné.

L'enquête a débuté après l'incendie qui a ravagé lundi 15 Notre-Dame de Paris et de nombreuses personnes ont déjà été entendues, notamment les ouvriers de l'entreprise chargée des travaux sur la charpente et autour de la flèche.

La responsabilité de celle-ci a logiquement posé des questions, puisque c'est la toiture et la flèche qui ont été touchées par les flammes. Mais les premiers éléments rapportés n'évoquent aucune responsabilité de l'entreprise ou de ses employés. Ceux-ci collaboreraient "parfaitement" avec les enquêteurs.

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Selon un porte-parole de l'entreprise, le dernier ouvrier aurait quitté le chantier à 17h50 soit une heure environ avant l'alerte incendie. "Quand on quitte un chantier, on doit couper toute l'électricité, le disjoncteur du chantier, fermer la porte à clef et remettre les clefs à la sacristie de la cathédrale, ce qui a été fait et dûment noté dans les cahiers", a fait savoir un porte-parole.

Par ailleurs, les travaux réalisés lundi n'auraient impliqué aucun "point chaud" (de soudure par exemple). "Précaution supplémentaire, l’électricité était purgée dans la charpente. Toutes les personnes qui connaissent bien l’édifice sont donc très surprises et ne comprennent pas ce qui a pu provoquer le désastre", relève également Rémi Fromont, architecte en chef des Monuments historique interrogé par Le Moniteur.

Il note également qu'à sa connaissance (il a travaillé sur cette même charpente en 2014) l'ouvrage "était équipé d’un système d’aspiration automatique, qui déclenche l’alarme en cas de détection de fumées". Selon l'assureur de l'entreprise, l'alarme du chantier n'a pas sonné. C'est celle de la cathédrale qui a signalé un sinistre.

Or il a fallu deux alertes à 23 minutes d'intervalle pour que les pompiers soient prévenus. La première aurait donné une mauvaise indication du lieu de départ du feu, laissant croire à une fausse alerte.

Si e nombreuses questions se posent donc sur l'origine du feu, une réponse pourrait être apportée par une caméra installée pour filmer l'avancement des travaux sur la flèche. L'enregistrement a été remis aux enquêteurs.

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