Oise: libéré après sept ans de détention, il est arrêté sur le parking de la prison

Oise: libéré après sept ans de détention, il est arrêté sur le parking de la prison

Publié le :

Mardi 18 Avril 2017 - 12:01

Mise à jour :

Mardi 18 Avril 2017 - 12:20
©Hadj/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Libéré de la prison de Liancourt, dans l'Oise entre Compiègne et Beauvais, après sept ans de détention, un jeune homme s'est fait interpeller à sa sortie du centre pénitentiaire jeudi. Il a proféré des menaces de mort contre la police et insulté le juge d'application des peines.

Emerik, âgé de 26 ans, sortait libre de la prison de Liancourt, dans l'Oise entre Beauvais et Compiègne, après sept années de détention pour braquage mais il a été interpellé sur le parking même du centre pénitentiaire jeudi 13 avril.

Alors qu'il réglait les dernières formalités obligatoires avant sa libération, le jeune homme avait en effet insulté le juge d'application des peines et menacé de mort les policiers. Les gardiens venaient de lui indiquer qu'il allait devoir se présenter prochainement devant le juge car une peine avec sursis prononcée en 2012 était toujours en cours.

Selon Le Courrier Picard, Emerik aurait "pété un câble" à l'annonce de cette nouvelle: "J'enc... la juge. Je les monte en l'air" ? Et de menacer les policiers, "si les condés viennent chez moi, je les fume. Je vais faire un carnage, pire que les terroristes".

Arrêté par les gendarmes quelques minutes plus tard sur le parking de la prison, le jeune homme aura "juste eu le temps de découvrir de nouveaux téléphones, des voitures (qu'il) n'avait jamais vues", selon ses déclaration rapportées par Le Parisien. Jugé en comparution immédiate, Emerik et son avocate ont plaidé pour qu'il ne retourne pas en prison.

"Je pensais que tout était terminé. Ca fait sept ans que je vivais dans six mètres carrés, et là, on me dit que ça va continuer" a expliqué le jeune homme, originaire de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Son avocate, maître Courtin, a souligné que son client n'avait jamais "eu de volonté de passage à l'acte" et à plaidé "le trouble émotionnel d'un homme qui pensait en avoir terminé avec la justice".

Face aux juges, le jeune homme qui n'a commis aucun acte répréhensible en prison et n'a opposé aucune résistance lors de son arrestation à Liancourt, a demandé "une chance de continuer à changer". Et il a été entendu: alors que le ministère public requérait trois mois de prison supplémentaire avec mandat de dépôt, les juges l'ont condamné à 180 heures de travaux d'intérêt généraux.

Le jeune homme a été arrêté par les gendarmes quelques minutes après avoir proféré des menaces et des insultes envers le juge et la police.

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