"Parfois, un bon coup de cyanure et paf!": un médecin de Cherbourg risque la radiation pour ses propos extrêmes sur les handicapés

Des paroles "désabusées et philosophiques"

"Parfois, un bon coup de cyanure et paf!": un médecin de Cherbourg risque la radiation pour ses propos extrêmes sur les handicapés

Publié le :

Lundi 26 Juin 2017 - 19:17

Mise à jour :

Lundi 26 Juin 2017 - 19:48
Un médecin de Cherbourg comparaissait samedi devant un organisme disciplinaire de sa profession pour des propos tenus à une infirmière en janvier. Il expliquait que le régime nazi avait su se débarrasser des handicapés "qui ne servaient à rien dans la société" et qu'il ne s'opposait pas personnellement à la possibilité de stériliser, voire pire, cette population
©Philippe Huguen/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Il revendique, en partie du moins, devant la chambre disciplinaire de l'ordre régional des médecins de Basse-Normandie ses propos qui pourraient lui valoir une lourde sanction. Samedi 24 devant l'organisme disciplinaire basé à Caen, un médecin devait s'expliquer sur des propos qu'il a tenu quelques mois plus tôt et qui laissaient entendre que le praticien était favorable à la stérilisation des handicapés, voire même à leur euthanasie.

Le 21 janvier dernier, ce généraliste membre de SOS Médecins à Cherbourg attend aux côtés d'une infirmière l'arrivée d'une ambulance devant prendre en charge un parient lourdement handicapé. C'est là qu'il va se laisser aller à des confidences plutôt surprenantes. Il explique en effet que les "neuneus" qui, sous le régime nazi, ont servi de cobayes pour des expériences médicales "ont été utiles", et que ceux qui ont été mis à  mort dans les premières phases de la solution finale étaient "les individus qui ne servaient à rien dans la société". Il assure à l'infirmière que "si on parle de façon intellectuelle, c'est logique". Il explique également ne pas comprendre qu'on laisse les handicapés "se reproduire" précisant: "Parfois, un bon coup de cyanure et paf!". L'infirmière alerte alors sa hiérarchie.

Devant l'ordre régional, le médecin ne nie pas ses propos, expliquant seulement qu'il s'agit de paroles "cyniques, désabusées et philosophiques" qui en outre été proférées "dans un cadre privé". Il assure aussi que l'infirmière n'a sans doute pas compris la portée "philosophique" de ses propos. Sans se réclamer clairement de l'eugénisme, il a déploré une absence de mesures en ce sens qui aboutit à maintenir des "générations entières de personnes sous tutelle ou curatelle". Le verdict de l'organisme disciplinaire sera connu dans moins d'un mois.   

Le médecin a assumé devant ses pairs ses propos, cherchant seulement à les relativiser.

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