Paris: ils avaient squatté l'immeuble vide, un promoteur demande 2,7 millions à l'association Droit au logement et au collectif Jeudi noir

Paris: ils avaient squatté l'immeuble vide, un promoteur demande 2,7 millions à l'association Droit au logement et au collectif Jeudi noir

Publié le :

Lundi 06 Mars 2017 - 15:43

Mise à jour :

Lundi 06 Mars 2017 - 15:53
Une association et plusieurs militants qui ont facilité le squat d'un immeuble de bureaux vide en 2012 sont poursuivis devant le TGI de Paris. Le promoteur espagnol qui possédait les murs réclame pas moins de 2,7 millions d'euros.
©Capture d'écran
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La rédaction de FranceSoir.fr

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L'occupation du lieu par des squatteurs était devenue un symbole des problèmes de l'immobilier à Paris. Cinq ans plus tard l'affaire est devant les tribunaux. Un promoteur espagnol poursuit en effet devant le Tribunal de grande instance de Paris l'association Droit au logement (DAL) et deux militants de Jeudi noir pour avoir encouragé l'occupation d'un immeuble de bureaux, vide, de 2012 à 2015.

Le 29 et 30 décembre 2012 en effet, des représentants de ces deux organisations accompagnent une cinquantaine de familles de mal-logés dans ce vaste immeuble de 2.000 mètres carrés dans le Xe arrondissement de Paris, au 2, rue de Valenciennes. Le bâtiment, abritant en théorie des bureaux, est vide depuis 2010.

Le propriétaire, un groupe immobilier espagnol, lance une action en justice, estimant que le lieu n'est pas laissé vacant volontairement, et est réellement en cours d'exploitation. Trois ans de tensions plus tard, c'est la Ville de Paris qui dénoue la situation en rachetant l'immeuble pour 6,5 millions d'euros, pour le transformer en logements sociaux. Un tarif qui avait soulevé quelques polémiques eu égard de la plus-value réalisée ainsi par le promoteur. Ce qui n'a pas empêché ce dernier de poursuivre la procédure. Et de demander une coquette somme: 2,7 millions d'euros, dont 500.000 au titre du "préjudice moral".

"Ce promoteur s’évertue depuis quatre ans à mener ces poursuites pour nous condamner à des sommes extraordinaires" explique l'association Droit au logement. 

Le bâtiment était inoccupé depuis 2010.


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