Pas-de-Calais: des forains mis en examen pour avoir séquestré et torturé trois Roumains qu’ils soupçonnaient de vol

Brûlés au décapeur thermique

Pas-de-Calais: des forains mis en examen pour avoir séquestré et torturé trois Roumains qu’ils soupçonnaient de vol

Publié le :

Samedi 29 Juillet 2017 - 10:42

Mise à jour :

Samedi 29 Juillet 2017 - 10:52
Plusieurs forains établis à Wimereux ont été mis en examen jeudi. Ils sont suspectés d’avoir séquestré et fait subir de graves sévices à des Roumains afin de leur faire avouer le vol dont ils les soupçonnaient, avant de les abandonner une centaine de kilomètres plus loin.
© Philippe Huguen / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Quatre membres d’une même famille de forains ont été mis en examen jeudi 27, trois d’entre eux pour avoir enlevé, séquestré et torturé trois Roumains qu’ils soupçonnaient de vol, le quatrième pour non-empêchement de crime. Les victimes auraient subi de graves sévices et menaces, allant des brûlures au simulacre de pendaison.

Motif de ces actes présumés, la volonté de "faire parler" les suppliciés. Ceux-ci travaillaient de manière non-déclarée pour la famille en question, installée à Wimereux près de Boulogne-sur-Mer. Un de leurs proches s’est dit victime d’un cambriolage pour lequel l’enquête est encore en cours. Un homme (le frère de la victime) ainsi que son fils et la compagne de ce-dernier n’auraient cependant pas attendu que les forces de l’ordre fassent leur travail.

Soupçonnant les trois Roumains, ils les auraient séquestrés dimanche 23 dans une caravane et torturés pour leur faire avouer le vol. Ils "ont fait subir les pires sévices aux trois hommes, comme des brûlures causées par un décapeur thermique ou des simulacres de pendaison", a indiqué une source proche de l’enquête citée par Franceinfo. A cela s’ajouteraient des coups, des menaces avec arme à feu, d’autres formes de torture, l’une des trois victimes -une femme- aurait été tondue.

Une fois leur office terminé, les trois forains auraient abandonné leurs victimes à La Chapelle-d'Armentières, à plus d’une centaine de kilomètres de Wimereux, dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24. Interpellés le mardi suivant, les trois tortionnaires présumés, ainsi que la mère mise en cause pour avoir couvert ces actes, ont été présentés jeudi 27 à un juge. Une information judiciaire a été ouverte. Entendus, les suspects "ne reconnaissent pas les faits et s'ils les reconnaissent, ils les minimisent" selon le parquet de Boulogne-sur-Mer.

Les actes de torture et de barbarie sont punissables de 15 ans de réclusion criminelle. On ignorait cependant encore ce samedi 29 si une telle qualification avait été retenue.

Les suspects n'auraient pas reconnu les faits.

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