Pays-Bas: un adjoint au maire de Rotterdam veut rendre la contraception obligatoire pour les 'femmes fragilisées"

Pays-Bas: un adjoint au maire de Rotterdam veut rendre la contraception obligatoire pour les 'femmes fragilisées"

Publié le :

Mercredi 12 Octobre 2016 - 15:10

Mise à jour :

Mercredi 12 Octobre 2016 - 15:16
©Durant Florence/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Un élu de la ville de Rotterdam souhaite que certaines femmes "fragilisées" habitant dans sa ville soit obligée de prendre une contraception. Elles ne seraient pas aptes en effet à s'occuper des enfants qu'elles pourraient avoir.

C’est le quotidien Le Monde qui révèle la proposition de l’élu, sans doute animé de bonnes intentions, mais dont le discours fait froid dans le dos: Hugo de Jonge, adjoint au maire de Rotterdam aux Pays-Bas, a annoncé qu’il souhaite obliger les "femmes fragilisées" à recevoir une contraception. Et l’élu du parti chrétien-démocrate donne même quelques indications sur ce que seraient ces "femmes fragilisées": des toxicomanes, des prostituées et des sans-abri. Hugo de Jonge estime en effet que comme ces femmes ne parviennent pas à s’occuper de leurs enfants, et sont donc victime de négligeances voire de maltraitances graves. Quand ils ne finissent pas purement et simplement dans des structures de placement. 

Tollé général dans le pays? Pas réellement. Nons seulement le ministère hollandais de la Santé n’a pas émis de réaction officielle, mais Hugo de Jonge a certainement fait sa proposition en référence à d’autres expériences déjà menées dans le pays. Dans la ville de Tiburg, à environ 80 kilomètres, un programme facultatif de contraception a été mis en place et incluerait jusque-là 165 femmes et 4 hommes. Seule la Société royale de médecine néerlandaise a rappelé que, outre le fait que la mesure serait "inefficace", elle est totalement contraire à la Convention européenne des droits de l’homme. Rotterdam a d’ailleurs déjà lancé une timide expérimentation sur 150 femmes "à risques" sans que les résultats ne soient pour l’instant probants. Ce qui pousse peut-être l’élu à envisager une solution un peu plus "coercitive".

 

 

Des initiatives basées sur le "volontariat" existent déjà aux Pays-Bas.


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