Perchée au sommet d'une grue, elle obtient de l'aide pour ses jumeaux autistes

Perchée au sommet d'une grue, elle obtient de l'aide pour ses jumeaux autistes

Publié le :

Mercredi 01 Février 2017 - 16:33

Mise à jour :

Mercredi 01 Février 2017 - 16:51
Benoit/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Dans le quartier de Fives, à Lille, la mère de deux jumeaux autistes de 8 ans a obtenu gain de cause après avoir passé dix heures en haut d'une grue. Elle réclamait une meilleure prise en charge de ses enfants.

Pour réclamer une meilleure prise en charge de ses jumeaux autistes de 8 ans, Meryem Duval, mère de famille de 32 ans, est montée au sommet d'une grue dans le quartier de Fives, à Lille ce mercredi 1er février. Elle y a passé dix heures pour revendiquer "que la caisse primaire d’assurance-maladie respecte le protocole pour le remboursement des soins des enfants qui pour le moment ne nous sont pas remboursés, et que la maison départementale des personnes handicapées accorde le complément d’allocation dont nous avons droit ", relate Ouest France.

Décidée à ne pas descendre "tant que nous n’avons pas l’assurance d’avoir ce que nous demandons ", précise son mari et père des deux enfants, la maman était perchée sur la structure depuis 4h30 du matin. C'est vers 15h qu'elle a obtenu gain de cause et mis fin à son action, selon La Voix du Nord.

Vers midi, les secours montés en haut de la grue pour négocier avec Meryem Duval, n'avaient pas réussit à la faire descendre. Une couverture de secours lui a toutefois été apportée par les membres du GRIMP (groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux) pour éviter les "risques d’hypothermie ", selon Arnaud Deslandes, directeur de cabinet de Martine Aubry, maire de Lille, présent sur les lieux.Selon lui, elle accepté de descnedre car "le Conseil régional lui a proposé un rendez-vous à l'Agence régionale de santé (ARS) jeudi". A cette hauteur, les températures sont basses, une sensation de froid amplifiée par le vent.

Un acte désespéré qui s'explique, selon le mari de la militante, par l'inaction des administrations: "comme beaucoup de parents d’enfants handicapés, on a choisi ce genre d’action extrême pour se faire entendre parce que les administrations ne répondent même plus au téléphone, ça devient dramatique".

Après dix heures passées en haut d'une grue la maman s'est faite entendre

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