Perpignan: son ex-compagnon violent l'attend chez elle avec des barbelés, sa fille se défend en le poignardant

Interné d'office

Perpignan: son ex-compagnon violent l'attend chez elle avec des barbelés, sa fille se défend en le poignardant

Publié le :

Vendredi 11 Août 2017 - 16:19

Mise à jour :

Vendredi 11 Août 2017 - 16:55
Une mère de famille de Perpignan a trouvé son ex-compagnon, violent et psychotique, chez elle avec ses trois filles. Armé de lames et de barbelés, il s'en est pris à elles. La plus âgée des enfants a pu le mettre en fuite à coups de couteau.
©Morebyless/Flickr
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Ce n'était pas la première fois qu'il s'en prenait à elles. Un homme a été interpellé samedi 5 à Perpignan après avoir agressé son ex-compagne et les filles de cette dernière. La plus âgée a pu le mettre en fuite en lui assénant des coups de couteau.

L'homme reviendrait les violenter en moyenne deux fois par an "pour nous tuer", a témoigné la mère à L'indépendant Catalan. Cette fois-ci, il se trouvait déjà sur place avec les deux filles de 9 et 11 ans qu'ils ont eu ensemble et sa belle-fille de 17 ans. Par-dessus des couches de vêtements, il avait fixé autour de ses bras des barbelés, pics et lames de fortune. Une arme qu'il aurait violement tourné vers la fille aînée puis vers la mère tandis que les plus jeunes se cachaient dans un placard.

"Ma fille aînée était tombée, elle avait les jambes bloquées. En essayant de se relever, elle a mis la main sur la table basse, elle a senti un couteau", raconte encore la victime au journal local. Les coups font fuir l'agresseur qui sera interpellé peu après.

Il a été d'office placé en établissement psychiatrique, mesure qui peut être décidée par le préfet après consultation d'un psychiatre si l'individu compromet la sûreté des personnes ou porte gravement atteinte à l'ordre public. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que cet homme, vivant dans la rue, est interné. Mais les médecins ne lui avaient alors découvert aucune pathologie.

Ils devront à nouveau déterminer s'il peut être considéré comme responsable de ses actes et donc poursuivi pénalement. S'ils considèrent que son jugement était "aboli" (et pas simplement "altéré") par des troubles psychiatriques au moment des faits, il ne pourra être envoyé en prison. En revanche, il pourrait être placé en centre psychiatrique. Son ex-compagne dit craindre qu'il puisse alors retrouver la liberté plus facilement. "D’autant qu’il m’a déjà dit: +pour te tuer, il faut que je tue les enfants+".

La légitime défense a été retenue en ce qui concerne la jeune fille qui ne sera pas poursuivie.

La fille de 17 ans a dû poignarder son ex beau-père. La légitime défense a été retenue. (Illustration)

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