Poitou-Charentes: mise en lumière de la mauvaise gestion de Ségolène Royal

Poitou-Charentes: mise en lumière de la mauvaise gestion de Ségolène Royal

Publié le 08/04/2016 à 12:45 - Mise à jour à 12:56
©Christian Hartmann/Reuters
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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La synthèse du rapport établi par le cabinet Ernst & Young a été présentée à la commission des finances du conseil régional d'Aquitaine - Limousin - Poitou-Charentes, jeudi. Elle pointe une "forte dégradation des ratios financiers" de l'ancienne région Poitou-Charentes, dirigée pendant 10 ans par Ségolène Royal.

C'est un état de lieu aux allures à peine masquées de règlement de comptes politique. Un audit financier, demandé par Alain Rousset, président PS de la région Grande Aquitaine, met au jour la situation alarmante de l'ex-région Poitou-Charentes. Le montant des impayés s'élève à 132 millions d'euros, la dette à 450 millions d'euros. La politique volontariste de Ségolène Royal, à la tête de l'exécutif de 2004 à 2014, est pointée du doigt.

Le cabinet Ernst & Young, responsable de l'audit, relève ainsi, parmi les emprunts, "56 millions d'euros à très haut risque" qui nécessiteront un plan de désengagement, et 46 millions d'euros d'emprunts "à risque".

"Sans la fusion avec l'Aquitaine et le Limousin, l'ex-région Poitou-Charentes se serait retrouvée en situation de déficit au sens du code général des collectivités territoriales", explique Florent Boudié, porte-parole du président de la grande région, après avoir pris connaissance des premières conclusions de l'audit sur l'état des finances des trois anciennes régions commandé en janvier dernier. "Le préfet aurait dû saisir la chambre régionale des comptes qui se serait substituée à l'exécutif."

L'audit révèle également une épargne "quasi-nulle" avec un taux net de 0,05%, une sous-budgétisation, "des dépenses qui ne sont pas inscrites au budget en fonction de la réalité des besoins", énumère Florent Boudié.

De son côté, en présentant ces résultats, Olivier Chartier (LR), le président de la commission des finances de la région, et membre de l'opposition, a insisté sur un fait: "sans fusion, nous serions en train de constater la faillite et la banqueroute du Poitou-Charentes". Il a ensuite regretté que les anciennes têtes de la région Poitou-Charentes ne fassent pas la lumière sur ces dérives financières: "Le silence de Mme Royal sur le sujet est assourdissant. J'estimerais normal que Jean-François Macaire et Ségolène Royal s'expliquent".

Contactée par Le Point, la ministre de l'Écologie dénonce "de la basse vengeance", une manoeuvre visant "à justifier un arrêt des politiques régionales et une hausse des impôts".

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Le montant des impayés s'élève à 132 millions d'euros, la dette à 450 millions d'euros pour la région Poitou-Charentes.

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