Porto-Vecchio: un drapeau français du monument aux morts brûlé

Corse

Porto-Vecchio: un drapeau français du monument aux morts brûlé

Publié le :

Lundi 16 Juillet 2018 - 20:29

Mise à jour :

Lundi 16 Juillet 2018 - 20:37
L'un des drapeaux du monument aux morts de Porto-Vecchio, au sud de la Corse, a été arraché et incendié dans la nuit de samedi à dimanche. Un acte sans doute perpétré par des jeunes gens alcoolisés.
©WikimediaCommons
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La rédaction de France-Soir

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La mairie de Porto-Vecchio préfère ne pas s'étendre sur l'évènement. Dimanche 15, les policiers municipaux de la station balnéaire corse ont découvert, alors qu'ils s'apprêtaient à ouvrir le marché hebdomadaire, que l'un des drapeaux français du monument aux morts de la ville gisait au sol partiellement calciné.

Le drapeau a visiblement été arraché puis brûlé dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15. La municipalité a régi sur son compte Facebook: "La commune condamne avec vigueur cet acte lâche et informe la population que le drapeau national qui veille les Porto-Vecchiais morts pour la patrie retrouvera sa place dans les meilleurs délais".

"Ce matin, des agents de la police municipale étaient déjà déployés pour préparer le marché dominical vers 5 heures, et il y avait pas mal de gens sortant de boîtes de nuit, un peu de «turbulences». Au milieu de ça, les agents ont découvert le drapeau qui avait visiblement été incendié", explique le message de la mairie, évoquant un acte sans doute perpétré par des jeunes gens alcoolisés. De nombreux messages d'indignation ont été postés sur les réseaux sociaux.

Un "acte honteux", a renchéri le groupe de l’Assemblée de Corse Andà Per Dumane (En Marche):"Il est grand temps d'arrêter avec ce complexe d'identité qui veut systématiquement opposer le sentiment d'appartenance à la Corse et à la France. Nous devrions être fiers d'être Européens, fiers d'être Français, et fiers d'être Corses".

L'article 433-5-1dispose que "le fait, au cours d’une manifestation organisée ou réglementée par les autorités publiques, d’outrager publiquement l’hymne national ou le drapeau tricolore est puni de 7.500 euros d’amende. Lorsqu’il est commis en réunion, cet outrage est puni de six mois d’emprisonnement et de 7.500 euros d’amende".

 

Le drapeau a visiblement été arraché puis brûlé dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15.

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