Prison de Fleury-Mérogis: une femme s'évade de sa cellule sans barreaux

Prison de Fleury-Mérogis: une femme s'évade de sa cellule sans barreaux

Publié le :

Mardi 31 Juillet 2018 - 12:42

Mise à jour :

Mardi 31 Juillet 2018 - 12:46
Une détenue a réussi à sortir de sa cellule au sein de la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis dans la nuit du 22 au 23 juillet. Elle a finalement été rattrapée dans la cour de promenade.
© Philippe LOPEZ / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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Depuis l'évasion spectaculaire de Redoine Faïd le 1er juillet dernier de la prison de Réau en Seine-et-Marne, le débat sur la sécurité des centres pénitentiaires français est relancé. Et ce nouveau fait divers ne va pas arranger les choses. Dans la nuit samedi 22 au dimanche 23, une détenue incarcérée à la maison d’arrêt des femmes (MAF) de Fleury-Mérogis a réussi à s'évader de sa cellule et à aller jusqu’à la cour de promenade où elle a finalement été rattrapée par les agents de la pénitentiaire.

Comme le rapporte Le Parisien, qui révèle l'information, la fugitive aurait profité de l'absence de barreaux à la fenêtre de sa cellule pour se faire la belle. Toutefois, il semblerait qu'elle ne souhaitait pas quitter la prison mais seulement s'entretenir avec d'autres personnes en détention selon l'administration pénitentiaire. "Cette détenue est de retour au sein de la prison depuis ce week-end, alors qu’elle avait été transférée dans un premier temps pour des raisons de sécurité évidentes: elle peut divulguer à toutes les autres son mode opératoire", a fait savoir une source syndicale.

Voir - Evasion par les toits à Colmar: deux détenus en cavale

"Cela fait 50 ans que cette prison a été construite, et il n’y a pas eu de réévaluation sécuritaire à la hausse. Le personnel ne se sent plus en sécurité. Nous demandons un audit d’urgence de la maison d’arrêt des femmes", a martelé Thibault Capelle du syndicat de surveillants pénitentiaire FO. A noter que dans la partie féminine de la prison de Fleury-Mérogies, 22 personnes sont détenues pour de faits de nature terroristes, soit le contingent le plu important dans un centre de détention français.

Un incident qui est révélé alors que deux détenus se sont évadés dans la nuit de dimanche 29 à lundi 30 de la prison de Colmar en passant par les toits et qu'une infirmière psychiatrique a été prise en otage brièvement au centre de détention de Salon-de-Provence lundi dans l'après-midi par un détenu qui exigeait son transfert.

Lire:

Colmar: deux frères s'évadent de la prison par les toits

Une infirmière retenue en otage par un détenu à la prison de Salon-de-Provence

La fugitive aurait profité de l'absence de barreaux à la fenêtre de sa cellule pour se faire la belle.


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