Procès de l'abattoir du Vigan: 12 mois de prison avec sursis requis à l'encontre de l'un des employés

Procès de l'abattoir du Vigan: 12 mois de prison avec sursis requis à l'encontre de l'un des employés

Publié le :

Vendredi 24 Mars 2017 - 12:00

Mise à jour :

Vendredi 24 Mars 2017 - 12:51
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Accusés de maltraitance sur des animaux, les trois employés de l'abattoir du Vigan (Gard) ont été entendus au tribunal de grande instance jeudi. Malgré leurs justifications, le procureur de la République a requis de lourdes sanctions à leur encontre ce vendredi.

Le procès des trois employés de l'abattoir du Vigan dans le Gard a débuté jeudi 23 à Alès (Gard). Ils ont comparu devant le tribunal de grande instance pour des actes de cruauté et maltraitance sur des animaux sur une période allant de juin 2015 à février 2016.

Au total, 12 mois de prison avec sursis et 34.000 euros d’amende ont été requis à l'encontre de l'un d'eux, Mars Soulier, par le procureur de la République d’Alès, ce vendredi 24. La peine a été accompagnée d'une interdiction d'exercer dans un abattoir pendant cinq ans et de détenir des animaux.

Selon le procureur cité par France 3 Occitanie, Marc Soulier a été licencié par son employeur "pour actes de cruauté et sévices graves. Des faits exceptionnels qui ne sont pas de simples actes de maltraitance mais qui révèlent un caractère sadique".

En parallèle, une amende de 600 euros a également été requise contre Nicolas Garnier, absent au procès. Il aurait battu et transporté un porcelet par les oreilles et asséné un coup d'aiguillon électrique sur la tête d'un porc. Puis 150 euros contre Gilles Estève pour "un coup non réglementaire mais qui est un acte isolé".

Enfin, la responsabilité morale de la commune a également été engagée. Le procureur estime que cette dernière "n'a pas pris les mesures nécessaires pour veiller au bon respect des règles" et a donc demandé 6.000 euros d’amende contre la communauté de communes du Pays viganais, gestionnaire de l’établissement. La décision du tribunal doit être mise en délibéré ce vendredi 24.

Les accusés ont exprimé la difficulté de leur métier et argué la nécessité d'être brutal envers les animaux. "On m'a tout de suite dit: il te faut tuer", a expliqué Marc Soulier. "On nous mettait la pression, il a fallu apprendre vite et sur le tas", a-t-il ajouté. Son ex-collègue Gilles Estève cité par Le Mondes'est pour sa part défendu: "c’était une nécessité de sécurité, ce sont des bêtes très vives, j’assume". Puis a conclu: "cette semaine encore, j’ai pris une corne de cabri dans l’œil. C’est un métier dangereux".

 

Le procureur a requis la peine pour "des actes de cruauté et des sévices graves. Des faits exceptionnels qui ne sont pas de simples actes de maltraitance mais qui révèlent un caractère sadique".


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